/news/education
Navigation

Le iPad autorisé pendant les examens à l’école

Coup d'oeil sur cet article

Des élèves peuvent maintenant rédiger leurs examens de français du ministère de l’Éducation en utilisant leur iPad.

Cette année, le ministère a accordé des dérogations permettant aux élèves de 14 écoles de la province d’utiliser l’application Antidote Ardoise sur leur tablette pendant la rédaction de leur examen de français de deuxième ou de cinquième secondaire.

«C’est l’outil qu’ils utilisent dans la vie de tous les jours. Pour nous, c’était logique de leur permettre aussi pendant les examens», explique Sébastien Guy, directeur des services pédagogiques au Juvénat Notre-Dame, une école secondaire privée de Lévis où plusieurs élèves possèdent une tablette.

Ce dernier n’y voit aucun nivellement par le bas puisque contrairement au logiciel Antidote installé sur plusieurs ordinateurs, l’application ne corrige pas de texte en suggérant des réponses.

L’élève a plutôt accès à des dictionnaires et grammaires numériques, où l’on retrouve des définitions, des synonymes et des tableaux de conjugaison semblables à ceux que l’on retrouve en version papier, qui sont depuis longtemps autorisés pendant les examens ministériels.

Le ministère de l’Éducation a autorisé le recours à cette application pour la première fois il y a trois ans, à condition que les élèves n’aient pas accès à Internet et qu’ils utilisent uniquement l’application Antidote Ardoise, qui peut alors être en mode verrouillé.

«Au-delà de l’accès à ces outils, c’est l’habileté à les utiliser qui peut faire une différence. En fait, l’accès à de tels outils n’est pas une garantie de réussite des épreuves. Tous les élèves qui ont accès à ces outils n’obtiennent pas la note de passage des épreuves», affirme Esther Chouinard, porte-parole du ministère de l’Éducation.

En fait, le seul réel avantage est la vitesse, ajoute de son côté Sébastien Guy. «Il suffit de taper un mot pour le trouver, c’est sûr que ça peut aller plus rapidement que de chercher dans le dictionnaire», lance-t-il.

De toute façon, de nos jours, rares sont les élèves qui feuillettent les 2837 pages du Petit Robert, ajoute M. Guy. Avant d’obtenir la dérogation du ministère de l’Éducation, les enseignants du Juvénat Notre-Dame faisaient passer à leurs élèves des «examens de pratique» afin qu’ils se familiarisent avec le dictionnaire papier, tellement ils étaient peu habitués à l’utiliser!