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Une maison de retraite pour chevaux vieillissants

Une maison de retraite pour chevaux vieillissants
Photo courtoisie

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SAINT-BASILE | Les chevaux trop vieux pour travailler ou courir pourront maintenant se reposer dans une maison de retraite plutôt que d’être abattus.

Le directeur d’Urgences Animales, Éric Dussault, affirme qu’il n’existe aucun lieu véritablement spécialisé au Québec pour héberger des chevaux de course ou de spectacle en fin de carrière active.

Selon lui, il y avait un besoin pressant de développer un tel service en Montérégie, région où l’organisme effectue 80 % de ses interventions.

L’organisme sans but lucratif qu’il dirige ouvrira le 1er juillet un centre de retraite pour ces chevaux vieillissants et parfois fragilisés. Il a fait la location d’écurie à Saint-Basile-le-Grand afin de créer son centre d’hébergement pouvant loger 32 bêtes à l’intérieur d’enclos adaptés.

«Je pourrais vous dire que ça se compare à un CHSLD, mais version chevaux», dit en souriant M. Dussault.

L’écurie de retraite accueille déjà ses premiers locataires et peut compter sur du personnel formé en premiers soins équins et sur une technicienne en santé animale.

Les chevaux trop âgés pourront s’y reposer plutôt que de se faire euthanasier.
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Les chevaux trop âgés pourront s’y reposer plutôt que de se faire euthanasier.

Il ajoute que le personnel s’assure de prendre régulièrement les signes vitaux de chaque animal, de contrôler l’alimentation et d’offrir des enclos confortables pour les chevaux qui ont des douleurs aux pattes, comme c’est le cas des bêtes de course qui ont été fortement sollicitées.

«C’est un centre équin axé sur les besoins du cheval et non sur ceux du propriétaire», affirme le directeur.

Ce centre de retraite peut recevoir et traiter des bêtes de cinq ans, déjà usées par les compétitions, mais il y en a qui ont tout près de 20 ans. Neuf chevaux sont actuellement en pension.

Pas de subvention

Le Centre pour vieux chevaux se veut également un mode de financement pour l’organisme qui affirme ne recevoir aucune subvention gouvernementale.

Urgences Animales effectue des interventions de sauvetage technique gratuitement.

Ainsi, un propriétaire de cheval mis à la retraite doit s’attendre à verser un montant de 300 $ par mois pour l’hébergement de son animal à l’intérieur de l’écurie et 200 $ s’il occupe une place à l’extérieur, cela incluant les soins de santé.

C’est abordable, soutient Frédéric Chabot, un Montréalais qui possède 25 chevaux de compétitions.

«La meilleure fin de vie que l’on pouvait offrir à un cheval auparavant était de l’envoyer aux champs, ce qui n’est pas l’idéal», mentionne-t-il.

«Maintenant, avec l’écurie spécialisée, autant le côté psychologique que le côté physique vont rester en forme pour qu’il profite d’une belle qualité de fin de vie», conclut-il.