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«Mon focus est sur ma carrière solo»

«Mon focus est sur ma carrière solo»
photo courtoisie

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Steven Wilson a choisi en octobre 2010 de mettre la formation Porcupine Tree sur la voie d’évitement. Il s’est lancé depuis dans une aventure solo qui le satisfait pleinement et qu’il poursuit.

Le multi-instrumentiste britannique s’arrête au Québec à compter de ce soir pour une série de quatre concerts présentés à Montréal, Québec et Gatineau.

Il s’agit de la dernière série de spectacles en Amérique du Nord avec la tournée Hand Cannot Erase. Une tournée qui se poursuivra en Europe au cours des prochains mois.

Steven Wilson promet d’ailleurs un spectacle haut en couleur. «J’aime, lorsque mes spectateurs assistent à mes concerts, qu’ils vivent une expérience. Ça débute dès leur entrée dans la salle où ils pénètrent dans mon univers et jusqu’à leur départ à la fin de la soirée. Hand Cannot Erase est un disque avec un caractère très cinématographique, et ce spectacle est plus visuel et plus spectaculaire que tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant», a-t-il précisé, lors d’un entretien.

Steven Wilson et ses quatre musiciens interpréteront, dans l’ordre, la presque totalité de Hand Cannot Erase, avec des insertions provenant de sa carrière solo et quelques pièces de Porcupine Tree.

«Il y a certaines pièces que j’ai écrites dans le passé, comme celles de Fear of a Blank Planet, qui vont bien avec le concept de mon nouvel album, qui parlait beaucoup de technologie et du XXIe siècle», a-t-il fait remarquer.

Pas nostalgique

Le musicien sera accompagné sur scène par le bassiste Nick Beggs et le claviériste Adam Hotzman. Le guitariste Dave Kilminster et le batteur Craig Blundell remplacent Guthrie Govan and Marco Minnemann, qui sont en tournée cet été avec leur formation The Aristocrats.

Steven Wilson n’a pas l’intention, pour le moment, de remettre Porcupine Tree sur les rails. Cette formation est inactive depuis son dernier concert, qu’elle a présenté le 14 octobre 2010 à Londres.

Est-ce que Steven Wilson pourrait être tenté de relancer Porcupine Tree avec Richard Barbieri, Colin Edwin, Gavin Harrison et John Wesley avec une tournée où le groupe revisiterait son passé? Le musicien de 47 ans avoue qu’il n’est pas un grand amateur de nostalgie.

«Je ne pense pas que j’aurais envie de repartir Porcupine Tree en jouant uniquement de vieilles chansons. Je ne sais pas. Ça pourrait se faire, peut-être, avec un nouvel album. Il n’y a pas de plan à ce sujet pour l’instant et il n’y a aucune porte fermée. Tous mes autres projets, pour l’instant, sont sur la banquette arrière. Mon focus en ce moment est sur ma carrière solo», a-t-il dit.

Tout a été fait

Souvent associé au mouvement rock progressif, Steven Wilson est quelque peu agacé par cette étiquette.

«Je peux concéder que ma musique s’inscrit dans la tradition des grands artistes rock conceptuels, comme les Who, Pink Floyd, Radiohead et autres. Je n’utiliserai jamais le mot “progressif” pour décrire ce que je fais. Il y a des éléments classiques du rock progressif qui sont présents dans ma musique, mais on retrouve aussi des éléments de pop (Hand Cannot Erase) et d’electronica (Perfect Life) sur mon nouvel album», a-t-il fait remarquer.

Le musicien indique qu’il est difficile de renouveler le genre. «Tout a été fait dans le progressif. Tout ce que l’on peut faire maintenant, c’est refaire ce qui a déjà été fait avec assez de personnalité et de fraîcheur, qui donnent l’impression que c’est quelque chose qui est nouveau. Je ne fais pas du progressif. Tout ce qu’on retrouve dans ma musique a déjà été fait avant. Je préfère l’appellation “rock conceptuel”. Je n’aime pas me faire enfermer dans une boîte quelconque. C’est bien que les gens qui aiment la musique progressive apprécient ce que je fais, mais je pense qu’elle peut aussi être aimée par d’autres personnes», a-t-il laissé tomber.


Steven Wilson s’arrêtera les 27 et 28 juin au Metropolis, lors du Festival de jazz de Montréal, le 29 à l’Impérial Bell de Québec et le 30 au théâtre du casino du Lac-Leamy, à Gatineau.