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Obésité abdominale: les meilleurs experts mondiaux réunis à Québec

Jean-Claude Coubard et Jean-Pierre Després, de la Chaire sur le risque cardiométabolique, sont les hôtes d'un congrès international sur l'obésité abdominale.
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc Jean-Claude Coubard et Jean-Pierre Després, de la Chaire sur le risque cardiométabolique, sont les hôtes d'un congrès international sur l'obésité abdominale.

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Les meilleurs experts mondiaux dans la lutte aux maladies chroniques associées à l'obésité abdominale et à la sédentarité se réunissent à Québec, à compter de mercredi, afin de discuter de ces grands enjeux de santé publique.

Dans le monde, plus de gens meurent de la sédentarité que du tabac, fait remarquer le kinésiologue Jean-Pierre Després, directeur scientifique de la Chaire internationale sur le risque cardiométabolique affiliée à l'Université Laval, qui sera l'hôte du 5e Congrès international sur les maladies cardiométaboliques chroniques sociétales.

«On sait depuis un bon moment que le gras abdominal est préjudiciable pour la santé. Ce qu'on a appris depuis 2012, c'est qu'en plus des risques cardiovasculaires, il augmente le risque de maladies inflammatoires, de problèmes respiratoires, de cancer et de troubles cognitifs», a signalé, mardi, M. Després, qui milite depuis plus de deux décennies pour la mesure du tour de taille et l'activité physique.

Docteur Jean-Pierre Després
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc
Docteur Jean-Pierre Després

Quelque 500 000 Canadiens souffrent de démence. «L'inactivité constitue le facteur de risque le plus puissant. Avant de jouer au Scrabble, il vaut mieux bouger», a-t-il souligné.

De bons gras

Autre petite révolution, certains gras sont bons pour la santé. Une grande étude espagnole, dont les résultats seront présentés au congrès, montre les bénéfices de l'huile d'olive, des amandes et des noix.

L'obésité abdominale et la sédentarité contribuent à l'explosion de diabète de type de 2 dans le monde. Quelque 830 000 Québécois vivent avec le diabète. De ce nombre, 250 000 l'ignorent.

«En 2007, on estimait qu'il y aurait 42 millions de diabétiques en Chine, en 2030. Or, on en dénombre 114 millions aujourd'hui. La Chine est en train de s'autodétruire. Dans les hôpitaux, on voit des files de personnes qui attendent d'avoir leurs tests de glycémie», a rapporté M. Després.

Médecins peu outillés

Au pays, à peine plus du tiers des médecins de famille soulèvent la question des habitudes alimentaires auprès de leurs patients diabétiques et seulement 16,7% abordent l'activité physique.

«Il y a un fossé important entre ce qu'on sait et ce qui est véhiculé par les professionnels de la santé. Les médecins de famille ne sont pas équipés pour mesurer vos activités physiques et ce que vous mangez. Dans les GMF et les Unités de médecine familiale, des nutritionnistes et des kinésiologues pourraient s'en charger», a émis le chercheur.

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