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VINCI Park lorgne des municipalités québecoises

Elle souhaite une offre de partenariat et de privatisation avec une vingtaine de villes

bloc parking, stationnement
Photo d’archives VINCI Park est active au Québec depuis 2003. À l’époque, elle exploitait notamment 850 places de stationnement à l’Aéroport Dorval (aujourd’hui Pierre-Elliott-Trudeau).

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La multinationale VINCI Park, implantée dans 300 métropoles à travers le monde, mène actuellement une opération séduction auprès d’une vingtaine de municipalités québécoises, avec une offre de partenariat et de privatisation.

Filiale du groupe français VINCI, l’entreprise est active au Québec depuis 2003. À l’époque, elle exploitait par exemple 360 espaces de stationnement pour l’immeuble de l’Organisation de l’aviation civile internationale, à Montréal, ainsi que 850 places à l’Aéroport Dorval (aujourd’hui Pierre-Elliott-Trudeau).

Le marché traditionnel de VINCI Park, en Amérique du Nord, est celui des stationnements intérieurs de tours à bureaux, d’hôtels et d’hôpitaux. En Europe, l’entreprise possède aussi une expertise dans le stationnement de rue: elle devient propriétaire des parcs de stationnement, ou, quand la municipalité conserve le terrain, conclut des ententes de concession sur 30 ans.

À l’européenne

«On pourrait implanter ici notre façon de faire européenne: participer au financement avec des ententes à long terme», a indiqué hier le vice-président exécutif des Services VINCI Park, Louis Jacob, à l’émission PME en action sur les ondes de la chaîne Argent.

Un lobbyiste recruté par VINCI Park a d’ailleurs le mandat, depuis la fin de 2014, de promouvoir des partenariats public-privé ou la privatisation totale de l’administration du stationnement municipal auprès d’une vingtaine de municipalités québécoises.

Il s’agit des villes d’Amos, de Beauharnois, Drummondville, Gatineau, Granby, Joliette, La Sarre, Longueuil, Magog, Montréal, North Hatley, Québec, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saint-Georges, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Jérôme, Saint-Lambert, Trois-Rivières, Val-d’Or, Victoriaville et Westmount.

Le lobbyiste de VINCI Park doit également solliciter l’Union des municipalités.

Quel impact sur les prix ?

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a déclaré lundi dernier que sa ville n’a aucun intérêt à accorder à VINCI Park le monopole de ses stationnements. Selon le maire, l’administration municipale pourrait perdre le contrôle des prix.

Louis Jacob, pour sa part, soutient que le prix des stationnements n’est pas un enjeu. L’offre de service de VINCI Park prévoit que la fixation des prix du stationnement s’effectue selon les critères du client, qu’il s’agisse d’un immeuble de bureaux ou d’une municipalité.