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«Je me suis pas réveillé»

En retard à son procès, Samuel Gagnon arrive avec une camisole décorée de feuilles de pot

Samuel Gagnon, vêtu d’une camisole ornée de feuilles de marijuana, 
lors de son passage en cour jeudi au palais de justice de Chicoutimi.
Capture d'écran Samuel Gagnon, vêtu d’une camisole ornée de feuilles de marijuana, lors de son passage en cour jeudi au palais de justice de Chicoutimi.

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La visite en cour de Samuel Gagnon, 19 ans, accusé d’avoir causé un accident en aidant son ami conducteur à se sortir la tête et les bras par la fenêtre de leur véhicule, n’est pas passée inaperçue jeudi.

Vêtu d’une camisole échancrée, à motifs de feuilles de marijuana et décorée des lettres du mot HIGH sur le devant, le jeune homme s’est présenté avec le swing dans la démarche, et avec une heure de retard à son propre procès, jeudi, au palais de justice de Chicoutimi.

«Je me suis pas réveillé!» a-t-il plaidé pour justifier son retard.

La juge Sonia Rouleau de la Cour du Québec en a été visiblement choquée. «Vous n’êtes pas habillé de façon convenable, l’a-t-elle sermonné.

«Deuxièmement, c’est à 9 h 30 et pas à 10 h 30! Les témoins vous ont attendu une heure!»

Les témoins n’ayant pas encore quitté l’édifice, le procès a finalement pu se tenir.

Condamné

Le soir du 19 juillet 2014, Samuel Gagnon et Maxime Bouchard sont invités à «faire la brosse».

Après trois heures de consommation gratuite, le duo a quitté l’endroit où ils étaient pour éviter une bagarre qui s’annonçait.

«On était fru et on a fait pas mal de niaiseries. On avait brossé, c’était pas juste prendre un petit verre...», a raconté le conducteur Maxime Bouchard, condamné plus tôt cette semaine à une amende de 2000 $.

Tous deux étaient sous l’effet de l’alcool, dans une Mazda Protégé 2010. Gagnon a sorti sa tête par le toit ouvrant, puis par la fenêtre, avant de se mettre à hurler.

Le conducteur a aussi voulu participer. «Tiens-moi le volant, je veux essayer!» a-t-il dit.

Gagnon a accepté et le conducteur a pu sortir sa tête par la fenêtre. Il a senti la dérive, un coup de volant, puis le capotage.

Muet

Samuel Gagnon a préféré ne pas témoigner dans l’espoir qu’un doute raisonnable lui profite.

La juge a estimé qu’en prenant le volant à 120 km/h, dans des circonstances «d’alcool, de party et de fun», Gagnon s’est rendu responsable criminellement d’une conduite dangereuse.

Elle l’a condamné à une amende de 1000 $.

Par ailleurs, Gagnon a demandé à la Société de l’assurance automobile un permis probatoire, mais il ne pourra pas en profiter avant au moins un an.

 

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