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Un régime d’exception pour la francisation des entreprises

L’international leur complique la tâche

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Il n’est pas facile pour les entreprises québécoises qui brassent des affaires à l’étranger, de se conformer à la Charte de la langue française.

Bombardier Aéronautique n’a obtenu sa certification de francisation de l’Office québécois de la langue française (OQLF) qu’en 2014. La multinationale a aussi des ententes particulières avec l’OQLF: certaines de ses activités peuvent se dérouler dans une autre langue que le français.

Ces ententes concernent 3400 postes, au centre administratif (pour les ventes), au centre de développement de produits et au siège social. «Ce sont des fonctions où l’on n’a pas le choix de faire des affaires en anglais», a indiqué Sylvie Gauthier, porte-parole, Ingénierie en développement de produits, chez Bombardier.

La Charte oblige les entreprises qui emploient 50 personnes ou plus au Québec à généraliser l’utilisation du français au travail, à moins de conclure une entente particulière. BCE, Bell Canada, Bell Hélicoptère Textron, Bombardier, CAE, Domtar, Ericsson, Lafarge, Pfizer, Rio Tinto Alcan, SNC-Lavalin et plusieurs autres bénéficient de cette exception prévue par la loi.

À ce jour, 64 sièges sociaux et centres de recherche ont une telle entente avec l’OQLF (une entreprise peut cumuler plusieurs ententes). Ces organisations ont le droit d’utiliser une autre langue dans certaines de leurs installations et activités: laboratoires de recherche et développement, informatique, relations avec des fournisseurs à l’étranger, etc.

Le 1 % des entreprises

Ces grandes entreprises, aussi imposantes soient-elles, ne représentent que 1 % des entreprises de 50 employés et plus au Québec, a indiqué Jean-Pierre Le Blanc, porte-parole de l’OQLF.

Et encore, ce ne sont pas tous les employés d’une organisation qui sont concernés par une entente particulière, mais «des secteurs précis de l’entreprise, de préciser Jean-Pierre Le Blanc. C’est un régime d’exception, au cas par cas».