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Une soirée sympathique sans plus

Le Cabaret des Maudits Français aborde souvent des clichés mais reste divertissant

Une soirée sympathique sans plus
Photo Agence QMI, Marie-Hélène Chartrand

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Le meilleur de la relève humoristique francophone européenne est proposé lors du Cabaret des Maudits Français. On découvre de nouveaux talents – tous en possèdent, c’est indéniable – et on se divertit, malgré les clichés qui se succèdent pendant la soirée.

Issu du Couscous Comedy Show, l’hôte de la soirée, Uncle FOFI, offre une animation plutôt timide avec quelques courtes blagues sans jamais trop s’attarder sur scène. Sa performance est à l’image de la soirée: ni extrêmement bonne, ni extrêmement mauvaise.

On poursuit avec Fary et le besoin d’amour véhiculé sur Facebook avant d’enchaîner sur le narcissisme dont font preuve certaines personnes sur les réseaux sociaux.

Il enchaîne avec le sujet des couples gais et l’infidélité masculine: «Si je peux vous donner un conseil: niez jusqu’à la mort! dit l’humoriste. Il n’y a pas de mecs fidèles, juste des mecs qui ne peuvent pas», ajoute-t-il.

Puis on fait connaissance avec le Suisse Thomas Wiesel. D’emblée, celui-ci se moque de son physique d’informaticien, avant d’affirmer qu’il est au Québec en voyage humanitaire. «Au moins, je suis le seul comique pas populaire et déjà riche», ironise-t-il.

Son ton monocorde et son physique ne l’empêchent pas d’être efficace, bien au contraire.

Clichés

Suit un numéro d’Ahmed Sylla, dont c’était la dernière soirée à Montréal lundi soir dernier. À peine arrivé sur scène, l’humoriste demande à quelques spectateurs de dire «tabernacle» et «calice»; le ton est donné.

Il poursuit avec une série de clichés sur la différence entre Québécois et Français. Notre gentillesse, notre façon de faire la grève – trop gentille – et les nombreux sex shops de la rue Sainte-Catherine sont au programme.

Seule femme

Marina Rollman était la seule femme du Cabaret des Maudits Français., animé par Uncle FOFI.
Photo Agence QMI, Marie-Hélène Chartrand
Marina Rollman était la seule femme du Cabaret des Maudits Français., animé par Uncle FOFI.

La seule femme de la soirée, Marina Rollman, prend par la suite la relève et ne donne pas sa place. Après avoir parlé de son aversion pour les étiquettes «Bébé à bord», elle traite de sa vie sentimentale tout en faisant preuve d’autodérision. «C’est intéressant: quand on a commencé à sortir ensemble, il ne me trouvait pas super, et aujourd’hui il veut m’épouser, preuve que l’amour rend aveugle... et que la sodomie aide!» affirme-t-elle.

Arrive ensuite Donel Jack’sman, dont le spectacle solo est à l’affiche du Festival Juste pour rire jusqu’au 16 juillet. Il traite d’emblée de la différence entre Québécoises et Françaises, les premières étant plus ouvertes que les secondes... mais moins belles! «Ben non, vous êtes belles, les Québécoises, quoiqu’il y en a qui sont à une poutine d’être Américaines!» affirme-t-il.

Enfin, la soirée se termine en beauté avec Noman Hosni et ses histoires de champignons magiques et de mariage.


♦ Présenté les 15 et 16 juillet, à 19 h, au studio du Monument-National

 

Le spectacle en bref

  • Le malaise de la soirée: quand Ahmed Sylla a demandé à certains spectateurs de dire «tabernacle» et «calice», ceux-ci ont montré peu d’enthousiasme.
  • Les points forts: tous les humoristes avaient un talent égal.
  • Les points faibles: la redondance des sujets, à savoir la différence entre les Québécois et les Français, et certains clichés français.