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Un premier 60 minutes concluant

Jérémy Du Temple présente un premier spectacle de 60 minutes en solo, en plus de participer à différents autres spectacles au Zoofest.
Photo Agence QMI, Marie-Hélène Chartrand Jérémy Du Temple présente un premier spectacle de 60 minutes en solo, en plus de participer à différents autres spectacles au Zoofest.

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Cette année, difficile de faire abstraction de Jérémy Du Temple au sein de la programmation de Zoofest. En plus de participer au Show 2000, au Franglos Comedy Show et au Gala des refusés, celui-ci propose un premier spectacle de 60 minutes en solo, un exercice réussi présenté à 17 reprises.

Jérémy Du Temple, c’est le beau et le bon gars, qu’on aimerait tous avoir comme meilleur ami. Verbomoteur à souhait, il enchaîne les anecdotes avec une aisance naturelle, même si parfois la ligne directrice gagnerait à être précisée. De son propre aveu, il est le contraire d’un rebelle et son humour bon enfant lui ressemble.

Sujets divers

Son récent déménagement à Montréal, son père, sa mère Nicole, l’influence de ses deux sœurs, bref sa famille au grand complet – à qui il voue une ­affection évidente –, sans oublier sa chatte ­prénommée Fille, sont quelques-uns des sujets au programme.

Finissant de l’École nationale de l’humour en 2013, l’humoriste a su se tailler une place au sein de la colonie artistique québécoise ces dernières années. Toutefois, il consacre un numéro à sa faible notoriété, constatée lors du dernier Gala Artis.

«Il n’y a pas longtemps, je me suis ramassé à ­l’after-party du Gala Artis [...], c’était vraiment over-the-top comme party, tout le monde était connu sauf moi, j’avais l’air de l’autochtone de Black Eyed Peas», révèle-t-il.

L’humoriste fait régulièrement référence, au cours de la soirée, à des éléments de la culture ­populaire, comme dans son numéro sur Tinder. ­«Tinder, c’est un mot anglais pour dire pilule du lendemain. Pour ceux qui ne le savent pas, c’est du speed dating, c’est du Kijiji d’âmes», ironise-t-il.

Jeune humoriste

Né en 1991, Jérémy Du Temple n’est pas très vieux et le souligne régulièrement durant son spectacle: «Pour moi, l’enfance s’est terminée il y a un an», affirme-t-il.

Déjà très talentueux, il peut se comparer à un bon vin: il se bonifiera avec le temps, mais présente déjà toutes les composantes d’un humoriste de qualité.

Le spectacle en bref

  • Le malaise de la soirée : le numéro sur Tinder; visiblement, certaines personnes dans la salle se sentaient concernées.
  • Points forts : la livraison du texte et l’aisance de l’humoriste.
  • Point faible: le manque de cohésion entre les sujets.

► Présenté les 16, 17, 18, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 28, 30, 31 juillet et le 1er août à 22 h 15, à la Balustrade du Monument-National.