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Nettoyage d'après Rolling Stones: dans le palmarès des Plaines les plus sales

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Les équipes de nettoyage avaient tout un défi à relever pour refaire une beauté aux Plaines, dans la nuit de mercredi à jeudi, après l’explosif spectacle des Rolling Stones.

«C’est dans le palmarès des [fins de soirée] les plus sales!», affirme Hildebrando Leon, propriétaire de QualiPlus, l’entreprise responsable de l’entretien des plaines d’Abraham lors du Festival d’été de Québec (FEQ) depuis 2008.

«On peut considérer que c’est semblable aux spectacles de Paul McCartney en 2008 et de Metallica (2011)», estime le Colombien.

Dès la fin du concert qui a réuni une foule record de plus de 93 000 personnes, tous ses employés, soit 47, étaient sur le terrain pour amorcer le nettoyage du site.

«C’était très sale», raconte-t-il. Sans surprise, des milliers de bouteilles et de canettes de bière avaient été laissées à l’abandon sur le sol.

«Il y avait aussi des dizaines de chaises pliantes, et des centaines de serviettes étendues par terre. Beaucoup plus que d’habitude, surtout dans la butte.»

Mais déjà, vers 9h mercredi matin, en regardant les Plaines, il était difficile de croire que le groupe de rock’n’roll le plus populaire de la planète avait enflammé les Plaines la veille.

Bien qu’il restait encore quelques déchets et des centaines de mégots de cigarettes par-ci par-là en avant-midi, le travail de nettoyage allait bon train.

Et l’équipe d’entretien, malgré la tâche colossale, travaillait le sourire aux lèvres.

«On s’amuse, explique M. Leon, dont la majorité de ses employés sont Colombiens. On parle en espagnol dans nos radios toute la nuit. On prend ça [les déchets] comme si c’était des fruits, et qu’il y en avait beaucoup à ramasser!»

«C’était fou!»

Alors que les Plaines étaient presque désertes jeudi matin, Le Journal a croisé l’une des rares personnes qui étaient arrivées très tôt mercredi pour s’assurer d’une place de choix en soirée.

«C’était fou!», a lancé Colombine Dussault, qui a patienté environ 12 heures à l’entrée des Plaines avant l’ouverture des portes mercredi.

L’attente en a valu le coup. Elle était dans la première rangée, avec une vue imprenable sur la scène. Tout le monde était entassé, mais l’expérience en valait la peine, soutient-elle.

«J’étais étonnée, c’était toute (sic) des jeunes! Du monde de 20 ans qui connaissait toutes les chansons», indique la femme de 35 ans.

Alors que plusieurs se sont plaints de la mauvaise qualité du son lors du concert, la festivalière n’était pas de cet avis. «Non, c’était super, d’où on était en tout cas!»