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Kyan Khojandi livre une proposition équilibrée

La force du spectacle de Kyan Khojandi  réside dans une structure narrative efficace parsemée de fines observations.
Photo Courtoisie La force du spectacle de Kyan Khojandi réside dans une structure narrative efficace parsemée de fines observations.

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Pour une deuxième année de suite, le créateur de Bref, Kyan Khojandi, est de passage à Montréal pour roder son nouveau one-man show. Possédant un charisme indéniable, l’humoriste évite minutieusement de tomber dans le piège des clichés France-Québec et enchaîne les chroniques autobiographiques, au plus grand bonheur des spectateurs.

La force du spectacle réside dans une structure narrative efficace parsemée de fines observations. Aussi, loin de renier son passé, «le gars de Bref» y fait quelques fois allusion.

«Aujourd’hui, nous sommes l’an trois après Bref», affirme-t-il.

Pulsions

Sa condition d’humoriste français de passage au Québec n’est, elle non plus, pas passée sous silence, sans avoir une importance exagérée.

«Si je dis des expressions trop françaises, dites-le-moi, corrigez-moi, je veux qu’un mec se lève et dise “Non Kyan, ici des gosses, ce n’est pas des enfants!”», s’exclame-t-il quelques minutes à peine après être arrivé sur scène.

Qu’elles soient sexuelles ou violentes, les différentes pulsions de l’être humain sont passées en revue tout au long de a soirée.

«On est des animaux qui contrôlons nos pulsions. Du coup, à force de les contrôler, on les a même un peu écrasées et j’ai dû développer des techniques pour les contrôler», fait-il valoir.

Sa technique se résume un mot : se masturber. Moment cocasse de la soirée: quand il a lancé au public : «Pas vrai les mecs, on se branle?» et qu’un seul homme a répondu par l’affirmative. Tout le monde a bien ri de ce petit malaise fort sympathique!

Décès

S’ensuivent quelques réflexions sur l’enfance et l’adolescence pour en venir à un sujet plus récent : le décès de son père, survenu l’année dernière.

Enfin, la soirée se conclut avec une blague contée à la façon de Bref, un beau clin d’œil.

Le spectacle en bref

  • Point fort : la structure narrative
  • Point faible : aucun digne de mention.
  •  Malaise de la soirée: Quand Kyan Khojandi lance au public « pas vrai les mecs, on se branle ?» et qu’un seul spectateur a répondu par l’affirmative.

► Présenté les 18, 19, 22, 23, 24, 25 et 26 juillet, à l’Espace Zoofest