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«Ça regarde vraiment bien pour Québec»

Quebec
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE Simon Gagné est d’avis que les gens de Québec se rapprochent d’une équipe de la LNH à la lumière des derniers événements concernant l’expansion.

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Fiers ambassadeurs de Québec, Simon Gagné et Patrice Bergeron ne crient pas encore victoire, mais le degré d’optimisme a grimpé d’un cran supplémentaire quant aux chances de revoir les Nordiques après que seulement deux villes aient déposé leur candidature pour recevoir un club d’expansion de la LNH.

En marge de leur conférence de presse sur le prochain Pro-Am Gagné-Bergeron, autant l’ailier gauche qui penche vers la retraite que le centre des Bruins de Boston ont mentionné qu’ils n’étaient pas tombés à la renverse de voir seulement Québec et Las Vegas en lice.

«Je suis surpris dans un sens, mais d’un autre côté, tous les astres s’alignent dans la bonne direction. On parlait de ces deux villes-là comme favorites. Avec toutes les demandes monétaires et autres exigences de la LNH, on a vu que tu as beau vouloir une équipe, mais quand tu n’es pas sérieux, l’argent parle.

«C’est là qu’on voit que des gens aiment bien parler, mais qu’ils sont incapables de passer à l’acte, tandis que des villes comme Québec et Las Vegas ont parlé et sont vraiment sérieuses», a fait valoir Gagné.

Les dés pipés?

Plusieurs se demandent si les jeux étaient faits et que le lancement fort médiatisé du processus d’expansion n’était pas qu’une vaste opération de relations publiques. Si Gagné s’est gardé une petite gêne, il abondait néanmoins dans ce sens.

«Je ne veux pas dire que c’était déjà décidé, mais on dirait que ça ressemble à ça. Ça confirme tout ce qu’on entend depuis que l’aréna est en place et que la ligue a ouvert le processus. Tout semble arriver comme ça devait arriver pour avoir une équipe un jour», a-t-il dit, ajoutant au passage que «ça regarde très bien pour Québec».

Bergeron encouragé

Son compère et coéquipier chez les Bruins durant 23 matchs la saison dernière, Patrice Bergeron, s’est pour sa part réjoui que Québec soit toujours dans la course.

«Je pense que l’intérêt était là de plusieurs villes, mais les 500 millions demandés, ça vient freiner un peu. Ça prouve à quel point les gens de Québec sont sérieux dans le dossier», a-t-il noté.

Bergeron, qui a grandi à Sillery en admirant les Nordiques à leurs dernières saisons à Québec, estime que la jeunesse ne pourrait être que revigorée par le retour des Bleus.

«Je suis un joueur, mais aussi un partisan. J’ai grandi avec les Nordiques en regardant les Joe Sakic et les Peter Forsberg. C’est un peu ce qui m’a amené à vouloir commencer et continuer dans le hockey. C’est quelque chose de bien pour les jeunes, qui pourront éventuellement avoir des inspirations. C’est positif.»