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Surprises estivales

Charles Philibert-Thiboutot termine 3e au 1500m

Charles Philibert-Thiboutot a utilisé le support de la foule dans sa route vers la médaille de bronze d’hier au 1500 m. «J’ai appris à être confortable dans les foules comme celle-là. Si j’atteins le plus haut niveau au monde, il ne faudra pas que ces foules m’intimident», a dit le coureur de Québec.
Photo Didier Debusschère Charles Philibert-Thiboutot a utilisé le support de la foule dans sa route vers la médaille de bronze d’hier au 1500 m. «J’ai appris à être confortable dans les foules comme celle-là. Si j’atteins le plus haut niveau au monde, il ne faudra pas que ces foules m’intimident», a dit le coureur de Québec.

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TORONTO | Fraîchement sorti de sa carrière universitaire, Charles Philibert-Thiboutot misait sur l’année 2015 pour se rapprocher de l’élite mondiale du 1500 m. Sa médaille de bronze d’hier aux Jeux panaméricains l’autorise maintenant à proclamer qu’il y appartient.

Le coureur de Québec a validé la progression rapide qu’il a démontrée depuis le début de la saison en occupant l’un des rôles principaux de la pièce jouée sur la piste du stade de l’université York. Avec 200 mètres à faire, il a provoqué le haut de la course qu’il occupait depuis le début, mais le géant américain de 6 pi 5 po, Andrew Wheating, n’a pas succombé. Il a à son tour élevé le rythme et laissé l’autre Canadien, Nathan Brannen, débattre avec le Québécois qu’il est allé chercher dans les 50 derniers mètres.

«Ma cible du début était Andrew et j’ai tout donné pour rester avec lui de 100 à 50 mètres de la fin. Mais quand j’ai vu «Nate» me dépasser par l’intérieur, j’ai tourné mon attention à demeurer dans le top 3 parce que je sentais qu’il y avait du monde qui arrivait de l’autre bord. À partir de là, j’ai tout donné en me disant: rends-toi à la ligne le plus vite possible», a expliqué le blondin.

«Un choc»

Philibert-Thiboutot s’élançait avec la meilleure performance de l’année parmi les 15 concurrents. Son meilleur chrono à vie de 3 m 34,23 s, réalisé à Monaco une semaine plus tôt, représente la 20e marque mondiale en 2015.

Ce qu’on a dans les jambes ne suffit pas toujours au demi-fond, encore faut-il savoir bonifier son profil de coureur en aiguisant aussi sa stratégie de course. À ce jeu, le Québécois a dû composer notamment avec le vieux routier Brannen et son passé de double olympien, ce à quoi il a répondu avec tact.

«C’est un choc pour moi», dit-il au sujet de son émergence en accéléré.

«À l’entrainement (avant le début de saison), ça allait vraiment bien et je me disais que ce serait réaliste de réussir 3 m 35 s. Mais durant les mois de mai et de juin, j’ai eu des difficultés à entrer dans les courses, je faisais des 3 m 38 s et 3 m 39 s et je me disais: voyons, ai-je atteint le plateau? Finalement, je suis arrivé à Monaco et je l’ai fait. Ce qui m’a fait un gros choc, c’est d’être passé entre l’intention de le faire à le faire vraiment. Pour moi, c’est une réalisation personnelle», a livré l’athlète de 24 ans.

Son entraîneur aspiré lui aussi

Son ascension des derniers mois comporte d’autres sortes de récompenses. Suite à sa prestation de Monaco, les organisateurs de la DN Galan de Stockholm, 12e des 14 étapes de la prestigieuse Ligue de diamant, ont invité le Québécois à leur 48e édition, jeudi prochain.

Cette fois, son entraîneur profitera lui aussi de cette aspiration vers le haut, quitte à défrayer son billet d’avion de sa poche.