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Les nouveaux rêves d’Isaiah Austin

NBA/
Photo d'archives, USA Today Sports Isaiah Austin, ému, lors du repêchage de la NBA en 2014.

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Le 21 juin 2014, Isaiah Austin a vu son rêve de jeunesse s’écrouler quand il a appris, quelques jours avant d’être repêché par une équipe de la NBA, qu’il ne pourrait plus jamais jouer au basket. Malgré cette terrible annonce, le jeune homme de 21 ans ne s’est pas laissé abattre. Un an plus tard, il a réappris à rêver.

Le 21 juin 2014, Isaiah Austin a vu son rêve de jeunesse s’écrouler quand il a appris, quelques jours avant d’être repêché par une équipe de la NBA, qu’il ne pourrait plus jamais jouer au basket. Malgré cette terrible annonce, le jeune homme de 21 ans ne s’est pas laissé abattre. Un an plus tard, il a réappris à rêver.

À 7 pi 1 po, Isaiah Austin avait d’excellentes chances d’être repêché en première ronde par un club de la NBA lors de la séance de sélection de 2014.

Mais cinq jours avant le jour J, les médecins de la NBA lui ont appris qu’il était atteint du syndrome de Marfan et qu’il devait immédiatement mettre un terme à sa carrière de basket, car il pourrait en mourir.

Chanceux dans sa malchance

C’est durant la semaine d’évaluation physique, communément appelée le «combine», que des tests médicaux sophistiqués ont révélé que le joueur de centre des Bears de Baylor était atteint d’une maladie génétique rare qui affecte les tissus conjonctifs du corps, notamment ceux du cœur.

Le syndrome de Marfan est particulièrement fréquent chez les personnes très minces de très grande taille. Ses médecins lui ont d’ailleurs confié qu’il était chanceux d’être encore en vie vu l’état de son cœur et le stress qu’il lui avait fait subir durant toutes ces années d’entraînement intense.

Réaliser l’impossible

Mesurant 6 pi 4 po à 12 ans et doté d’une habileté exceptionnelle, l’athlète natif de la Californie a toujours attiré les regards sur un terrain de basket.

Avant d’entrer au secondaire, il avait déjà reçu une multitude d’offres des plus prestigieux programmes de basket universitaires américains.

Sa déception est d’autant plus grande qu’Isaiah avait déjà réalisé l’impossible afin d’atteindre les portes de la NBA.

En janvier 2014, le jeune homme a publiquement dévoilé qu’il était aveugle de l’œil droit depuis l’âge de 14 ans. Sans qu’elle soit alors détectée, la maladie de Marfan avait déjà commencé son œuvre destructrice.

Malgré son handicap visuel, l’adolescent a tout de même réussi à atteindre des niveaux d’excellence que très peu de joueurs de basket atteignent avec l’usage de leurs deux yeux.

Rêver encore

Malgré sa grande tristesse, Isaiah Austin ne s’est jamais apitoyé sur son sort. Il affirme aujourd’hui qu’il ne changerait rien à son destin. Selon lui, son impact est plus grand que s’il avait été un joueur de la NBA. Chaque fois qu’il partage son histoire, il contribue à sauver des vies. Et c’est sa nouvelle mission.

Il a mis sur pied sa propre fondation afin de soutenir les personnes aux prises avec le syndrome de Marfan et il se promène aux quatre coins de l’Amérique pour transmettre son message d’espoir: «Oui, il est possible de rêver encore. Quand un rêve meurt, un autre prend forme», a-t-il écrit dans son autobiographie intitulée Dream Again, publiée tout récemment.

Isaiah est également retourné à Baylor pour y terminer ses études universitaires. À la demande de son ancien entraîneur, il travaille à titre d’adjoint avec son ancienne équipe, ce qui lui per­met de partager sa passion du basket.

La NBA lui a promis un emploi au sein de l’organisation dès qu’il aura obtenu son diplôme, en décembre 2015.

Si on se fie à sa détermination et son courage, Isaiah Austin sera certainement un ambassadeur d’exception pour la NBA.