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Poussière rouge à Limoilou: recours collectif autorisé

Poussière rouge à Limoilou: recours collectif autorisé
Photo d’archives, courtoisie

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La Cour supérieure du Québec autorise un deuxième recours collectif contre Le Port de Québec et la compagnie Arrimage Québec pour des inconvénients qui seraient liés à des épisodes de poussière à Limoilou.

Après le recours collectif qui a été accepté pour l’épisode de poussière rouge du 26 octobre 2012, un deuxième juge accepte d’entendre un recours collectif.

Cette fois-ci, c’est l’ensemble des dommages qui auraient été causés depuis 2010 lors de transbordements de métaux qui sont visés par le recours.

Les requérants, Véronique Lalande et son conjoint allèguent avoir subi des dommages depuis 2010, «résultant de l’émission de contaminant sous forme de poussière», dont ils tiennent Arrimage Québec et Le Port responsables.

Possible injonction

«On est vraiment content. C’est une première étape, mais ce n’est pas rien. Tout ce qu’on a allégué, on considère qu’on peut le prouver», a mentionné Véronique Lalande qui est à la tête du mouvement de contestation, avouant qu’elle trouve tout de même cette situation triste.

Les deux requérants seront les représentants au dossier de tous les résidents d’un large secteur de Limoilou qui a été autorisé dans le recours.

Dans sa décision de 16 pages, le juge Étienne Parent explique pourquoi il autorise cette requête qui comprend même une injonction visant à forcer Le Port et Arrimage à éliminer toutes émissions de poussières provenant de leurs activités.

«Il dit que c’est aussi important que les dommages, alors on est très satisfaits»,a ajouté Mme Lalande.

Même s’il concède que certaines allégations dans la requête sont minces, le juge concède que selon la Charte et certaines décisions de la Cour suprême, la requête est légitime.

Demandes

De plus, le groupe souhaite obtenir 1000 $ par année pour les troubles et inconvénients.

Le tribunal devra maintenant décider si Arrimage Québec et Le Port de Québec doivent être condamnés et si les demandes des requérants sont légitimes.

Selon la requête, les intimés font valoir que rien ne démontre l’existence de dommages, troubles et inconvénients.

Arrimage Québec n’a pas voulu commenter hier le dossier qui est toujours les tribunaux.