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Il construit une tour Eiffel après avoir perdu un pari

tour eiffel abitibi
Photo Le Journal de Montréal, David Prince La tour est suffisamment solide pour que l’on puisse grimper jusqu’au sommet. En hiver, M. Deschênes y installe des lumières de Noël.

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POULARIES | Un Abitibien a construit une réplique de la tour Eiffel après avoir fait un pari avec sa fille de 14 ans.

Au tournant des années 2000, Jean-Luc Deschênes a promis à sa fille Joanie, alors âgée de 14 ans, de construire une tour Eiffel en fer dans la cour de la résidence familiale si elle réussissait à réaliser une réplique de la tour Eiffel en cure-dents.

Lorsque l’adolescente a achevé sa tour de cinq pieds de haut, M. Deschênes n’a eu d’autre choix que de se mettre à la tâche. «Pour la motiver, je me suis fait prendre au jeu. En même temps, ça me faisait plaisir de faire la tour», a relaté celui qui n’est jamais allé à Paris.

«Ce n’était pas pour en faire un site touristique. Mais chaque année, des gens viennent nous voir pour se faire photographier avec la tour » – Jean-Luc Deschênes

La réplique de la tour Eiffel atteint 30 pieds de hauteur sur 10 pieds carrés à sa base. «Je l’ai vraiment construite pour m’amuser. Ce n’était pas pour en faire un site touristique. Mais chaque année, des gens viennent nous voir pour se faire photographier avec la tour», révèle M. Deschênes.

Des touristes français ont déjà fait le détour dans le petit village de Poularies situé près de La Sarre pour aller admirer la construction de celui qui a longtemps été soudeur.

«Ils l’ont trouvée très belle. Je pense qu’ils étaient surtout surpris de voir une réplique de la tour au Québec, surtout dans un rang de l’Abitibi», a indiqué la conjointe de M. Deschênes, Nicole Lessard.

Cinq sections

M. Deschênes croyait pouvoir construire sa réplique en suivant le plan que sa fille avait utilisé pour construire sa tour en cure-dents. Il s’est rapidement aperçu que ça ne fonctionnait pas aussi facilement. Il s’est servi de ce plan, mais lui a aussi apporté des modifications pour que ce soit assez solide. «Si je l’avais faite plus grande, ça aurait pris un plan d’ingénieur», a-t-il assuré.

La tour a été fabriquée en cinq sections dans le garage familial. Les étages ont par la suite été assemblés à bout de bras dans la cour. Une nacelle a cependant été nécessaire pour placer le cinquième niveau. «J’ai tout essayé pour ne pas utiliser de machinerie, mais c’était impossible», se rappelle M. Deschênes.

Il a fallu l’équivalent d’une barre de fer d’un kilomètre de longueur pour réaliser la tour.

Autres projets

L’artiste-soudeur de l’Abitibi-Ouest compte réaliser d’autres projets lorsqu’il sera à la retraite.

Il avait déjà songé à réaliser le pont de Québec en miniature.