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Jean-Yves Labonté refuse d’abdiquer

Le «parrain» du cyclisme a obtenu son congé de l’hôpital

L’homme de 77 ans a obtenu son congé de l’hôpital et il est de retour à la passion de sa vie: le cyclisme.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés L’homme de 77 ans a obtenu son congé de l’hôpital et il est de retour à la passion de sa vie: le cyclisme.

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Jean-Yves Labonté a chuté, mais il est encore de retour en selle. Confiné à sa chambre d’hôpital après qu’on ne lui eut laissé que quelques mois à vivre en raison d’insuffisance rénale, celui qu’on surnomme le «parrain» du cyclisme québécois a de nouveau défié les pronostics.

L’homme de 77 ans a obtenu son congé de l’hôpital et il est de retour à la passion de sa vie: le cyclisme. Samedi et dimanche prochains, il présentera les Championnats québécois de contre-la-montre par équipe ainsi que la sixième édition du Grand Prix Frenette bicyclettes, à Saint-Basile et Pont-Rouge.

« ÇA ME GARDE EN VIE »

Pourtant, au début du mois de juin, M. Labonté avait rencontré notre collègue Stéphane Cadorette depuis sa chambre de l’hôpital Jeffery Hale. À ce moment, ses problèmes rénaux liés au diabète devaient l’empêcher de sortir et, au final, avoir raison de lui dans les mois suivants. Il avait alors dû quitter le monde du cyclisme, dans lequel il œuvre depuis 1954.

Deux mois plus tard, il est toujours en vie et il a même pu regagner son domicile à la fin du mois de juillet.

«Le vélo, ça me garde en vie. Ça fait trois fois qu’on me condamne à mort et que je réussis quand même à sortir de l’hôpital. Même si je suis plus molo qu’avant, la clé est de demeurer actif.»

Et pour ce faire, Jean-Yves Labonté a repris les rênes de l’équipe La Vie Sportive – Apogée – Opus.

«Il faut s’attacher à des choses dans la vie. Je prends exemple sur Albert Ladouceur. S’il ne s’était pas attaché à ce qui le passionnait, il serait peut-être parti plus vite. Quand tu te donnes des défis et que tu avances, la mort ne peut pas te suivre», a ajouté avec philosophie celui qui a découvert de jeunes talents tels que David Veilleux et Hugo Houle.

UN PETIT PARIS-ROUBAIX

D’ailleurs, ce week-end, une trentaine d’équipes de catégorie junior à maître s’élanceront dans le cadre des Championnats québécois, à Pont-Rouge. Puis, dimanche, le Grand Prix Frenette bicyclettes sera disputée dans les rues de Saint-Basile, un parcours ponctué de trois sections non pavées.

«Les trois sections sur terre battue font en sorte que le Grand Prix fait penser à un petit Paris-Roubaix», se réjouit Labonté.