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La majorité des Montréalais se rangent derrière Uber

Taxi UberX
Photo Le Journal de Montréal, Christopher Nardi Les trois quarts des Montréalais croient que Québec devrait légaliser les services d’Uber, qui permet aux automobilistes d’offrir des courses payantes comme un taxi.

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La majorité des Montréalais accueillent à bras ouverts l’application UberX et croient qu’elle devrait être légale, contrairement au ministre des Transports et au maire de Montréal.

Selon un sondage Léger commandé par Uber Québec et obtenu par Le Journal, on apprend que 75 % des Montréalais ont une opinion positive des entreprises telles qu’Uber et AirBnb, qui reposent sur le concept de l’économie de partage.

Pourtant, à plusieurs reprises, autant le ministre des Transports Robert Poëti que le maire de Montréal, Denis Coderre ont soutenu qu’UberX est «illégal», car il n’est pas exigés que les utilisateurs détiennent un permis de propriétaire ou de chauffeur de taxi.

Cette position ne fait pas l’affaire de la majorité des Montréalais, qui ont indiqué à 53 % ne pas appuyer l’avis des deux élus.

De plus, les trois quarts des résidents de la ville estiment que le gouvernement devrait changer la réglementation afin d’encadrer ce service.

«On demande au gouvernement de créer un nouveau cadre réglementaire pour nous encadrer, et on voit que la majorité des gens supportent cette vision et disent au gouvernement d’arrêter de mettre le frein sur le service», analyse le directeur général d’Uber Québec, Jean-Nicolas Guillemette.

Contre les saisies

Les Montréalais s’opposent aussi aux saisies de véhicules UberX menées par le Bureau du taxi de Montréal (BTM) depuis le début de l’année.

En effet, seulement 19 % des 501 résidents sondés appuient le remorquage et la mise en fourrière des véhicules Uber, tandis que 68 % s’opposent aux actions du BTM.

Rappelons que même le ministre Poëti a déjà douté publiquement de l’efficacité des saisies de voiture des utilisateurs d’UberX lors d’un sommet sur l’avenir de l’industrie du taxi en juillet dernier.

«Les gens veulent plus de choix et il faut leur offrir ces choix, pas les combattre», soutient M. Guillemette.

Pression inutile

Depuis lundi, Uber demande à ses chauffeurs et ses utilisateurs d’envoyer des courriels à la Ville et au gouvernement du Québec leur demandant de légaliser son service.

Même la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec fait pression sur le gouvernement Couillard à cet effet.

Mercredi matin, le maire Denis Coderre a admis en comité exécutif avoir reçu plusieurs courriels, mais il a ajouté qu’il ne plierait pas à la pression populaire.

«C’est de bonne guerre de faire des pressions, mais ça ne marchera pas», a indiqué M. Coderre.

—Avec la collaboration d’Améli Pineda, Agence QMI

 

Quelques résultats du sondage au sujet d’Uber auprès des Montréalais

  • 85 % des personnes sondées ont entendu parler d’Uber.
  • 75 % des répondants ont une bonne opinion des services de l’économie du partage comme Uber.
  • 74 % des Montréalais croient que Québec devrait encadrer Uber avec de nouvelles lois.
  • Seulement 28 % des répondants croient qu’utiliser l’application est illégal.

Méthodologie : Un sondage web réalisé par Léger du 7 au 9 août auprès d’un échantillon représentatif de 501 Montréalais âgés de 18 ans et plus.

 

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