/misc
Navigation

Transmettre l’espoir

Hennssey Auriantal, Elijah,  Samuel Chaput et Alder Pierre.
Photo courtoisie Hennssey Auriantal, Elijah, Samuel Chaput et Alder Pierre.

Coup d'oeil sur cet article

Certains jeunes de l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension à Montréal vivent des difficultés familiales. Ils sont aux prises avec la pauvreté ou sont courtisés par des gangs de rue. Mais une fois dans le gymnase, les joueurs de basketball de l’école secondaire Lucien-Pagé partagent les mêmes objectifs: gagner des matchs de basket et réussir leurs études.

Certains jeunes de l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension à Montréal vivent des difficultés familiales. Ils sont aux prises avec la pauvreté ou sont courtisés par des gangs de rue. Mais une fois dans le gymnase, les joueurs de basketball de l’école secondaire Lucien-Pagé partagent les mêmes objectifs: gagner des matchs de basket et réussir leurs études.

Tous les jours de sa vie, Elijah Ifejeh doit composer avec ses problèmes de dysphasie et de dyslexie. Sans compter les railleries qu’il entend à son sujet ou les regards désobligeants qu’on lui envoie.

Le gymnase de Lucien-Pagé est donc devenu son refuge. Le talentueux ailier de 6 pi 6 po y oublie presque son handicap.

«Quand je joue au basket, je me sens normal», confie l’adolescent réservé de 18 ans.

Une seconde chance

Quand une école lavalloise a dit à son père qu’il ne pourrait jamais réussir quoique ce soit sur le plan académique, ce dernier est venu demander l’aide d’Alder Pierre, directeur des programmes de basket à Lucien-Pagé.

«Nous n’avions rien à perdre d’essayer. Nous utilisons leur passion du basket pour qu’ils mettent les mêmes efforts dans leurs études», explique-t-il au sujet de la philosophie de son programme.

Après deux ans passés sur les bancs d’école de Lucien-Pagé, à participer à toutes les périodes de récupération, à faire ses devoirs avant ses pratiques de basket dans la salle d’étude aménagée spécialement pour les joueurs des différentes équipes du programme, Elijah a terminé son secondaire III.

«Grâce à Pagé, j’ai eu une deuxième chance. Je vais pouvoir faire quelque chose avec ma vie maintenant», dit-il la voix remplie de fierté.

La semaine prochaine, Elijah et son coéquipier Samuel Chaput quitteront le Québec pour aller terminer leur secondaire dans une prestigieuse école préparatoire de l’Arizona, la Hillcrest Academy. Ils espèrent maintenant obtenir une bourse d’études d’une université de division I dans la NCAA pour y jouer au basket et rêvent d’accéder un jour à la NBA.

Un formidable mentor

Si ces deux jeunes peuvent poursuivre leur développement aux États-Unis, c’est grâce aux contacts d’Hennssey Auriantal, un ancien de Pagé qui est maintenant reconnu comme l’un des meilleurs recruteurs de talent au Wisconsin.

Chaque été, près de 90 jeunes du programme de basket de Pagé ont le grand privilège d’être inspirés par l’extraordinaire parcours d’Hennssey qui revient à Montréal pour s’occuper du camp d’été.

«Moi, c’est grâce à Denis Gagnon [NDLR: un professeur d’éducation physique maintenant à la retraite qui avait mis en place le programme de basket] si j’ai réussi dans la vie. J’étais paresseux à l’école, il y avait des gangs de rue dans l’école. Il m’a dit que je pouvais faire mieux de ma vie», se rappelle l’homme de 39 ans.

La leçon a profité pour Hennssey qui après son séjour à Dawson est allé jouer pour les Badgers de l’université du Wisconsin en division I. Il a également fait partie des équipes canadiennes junior et senior et il a joué une saison professionnelle en Australie.

Doté d’un diplôme en kinésiologie et d’une maîtrise en éducation, Hennssey est demeuré aux États-Unis pour mettre sur pied son académie de basket où il développe des joueurs de talent. Il a également été assistant entraîneur à l’université de Jackson State.

Son message aux jeunes est simple: «utilisez votre talent athlétique pour obtenir une éducation gratuite, ça va vous servir toute votre vie.»

 

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.