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Bergerac mosaïque de terroirs

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BERGERAC, Dordogne (France) | De part et d’autre de la rivière Dordogne, le vignoble bergeracois forme une véritable mosaïque de terroirs avec, à travers ses quatorze appellations d’origine contrôlée, une grande et belle diversité de vins.

La Maison des vins de Bergerac regarde la rivière où vont et viennent, avec leurs lots de touristes, les gabarres, ces bateaux à fond plat qui servaient jadis à acheminer le vin vers le port océanique. Cette vitrine des 900 viticulteurs du vignoble bergeracois donne sur le cloître des Récollets datant du XVIe siècle, qui lui sert en quelque sorte de cour.

On peut trouver là les informations concernant les vins des AOC Bergerac, les déguster et aussi en acheter. L’organisme s’assure qu’un viticulteur est toujours présent au sein de la Maison des vins pour répondre aux questions des visiteurs.

Les cépages principaux autorisés dans les vins de Bergerac sont, tant en rouge qu’en blanc, les mêmes que ceux cultivés dans le Bordelais.

Le plus emblématique de ces vins est le monbazillac, un blanc liquoreux, qui tire son nom du village du même nom. Dressé au sommet de la colline entièrement investie par les vignes, le château de Monbazillac a bien fière allure.

Quand la cave coopérative locale en a fait l’acquisition en 1960, ce château du XVIe siècle, classé monument historique, était quasiment vide. Les différentes pièces ont été certaines meublées grâce à du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, d’autres garnies d’éléments thématiques, comme la salle des métiers d’autrefois (sabotier, tonnelier, charron, cordier, etc.) ou comme les espaces consacrés aux vins du terroir de Monbazillac.

Le domaine Les Verdots

J’ai rendu visite à David Fourtout, établi au domaine Les Verdots, à Conne de Labarde, non loin de Monbazillac, alors que venait de s’ouvrir à Bordeaux Vinexpo, le grand salon international des vins. «Je n’y vais plus, maintenant ce sont les acheteurs qui se déplacent pour venir me voir», dit-il simplement.

Sur ses 45 hectares de vignes, réparties sur 6 AOC, il produit une vaste gamme de vins. Toute la vendange est effectuée à la main. «L’important est de domestiquer la matière pour qu’elle exprime les tanins», dit-il.

Sur l’exploitation agricole qu’il a héritée de son père, il conserve une quinzaine de vaches, ce qui offre l’intérêt de produire du fumier et lui évite d’utiliser des engrais chimiques dans ses vignes.

En concevant, en concertation étroite avec son père, le bâtiment qui abrite à la fois la salle de vinification, la cave et l’espace d’accueil des visiteurs, David Fourtout s’est engagé encore plus dans l’oenotourisme. Le chai, doté de deux tourelles, abrite deux confortables gîtes ruraux offrant une vue imprenable sur les vignes, sans la moindre ligne électrique à l’horizon.

Durant les mois de juillet et août, le mardi et le vendredi, David organise de plus Le Casse-croûte vigneron. De 11 h à 13 h, sur réservation (5€ par personne), 35 personnes au maximum ont ainsi accès à la visite des vignes et des chais, à la dégustation de vins et des produits régionaux.