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Jérôme Landry en croisade contre Radio X

Il intente un recours qui invaliderait sa clause de non-concurrence

Celui qui a passé huit ans au micro de la station qu’il qualifiait de «famille» a entrepris des démarches juridiques et allègue que son départ est un congédiement déguisé.
Photo d'archives, Le Journal de Québec, Pascal Huot Celui qui a passé huit ans au micro de la station qu’il qualifiait de «famille» a entrepris des démarches juridiques et allègue que son départ est un congédiement déguisé.

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Rien ne va plus entre la direction de CHOI Radio X et son ancien animateur Jérôme Landry.

Celui qui a passé huit ans au micro de la station qu’il qualifiait de «famille» a entrepris des démarches juridiques et allègue que son départ est un congédiement déguisé.

L’ex-coanimateur de l’émission du matin nous a confirmé s’être plaint formellement au ministère fédéral de l’Emploi. Il a ainsi enclenché un processus juridique afin qu’un arbitre fédéral de justice tranche au cours des prochaines semaines ou des prochains mois et décide si, oui ou non, son départ est un congédiement déguisé.

«Ils m’ont forcé à démissionner par leurs agissements, c’est un congédiement déguisé», nous a-t-il raconté en entrevue, mercredi soir.

Une histoire de contrat

Démission ou congédiement? La différence est majeure pour la suite des choses. Le contrat de l’animateur devait se conclure dans trois ans.

Mais les nouvelles tâches que la direction de CHOI lui offrait ne respectaient pas son contrat, explique-t-il, sans dire précisément quel mandat ou quelle émission on lui offrait et ce que son contrat stipulait.

En ne respectant pas son contrat, la direction de Radio X a ainsi cassé son contrat, allègue-t-il.

Dans l’hypothèse où un arbitre de justice jugerait que son départ n’est pas un congédiement déguisé, il devra, en cas de démission, respecter son contrat, qui prévoit une clause de non-concurrence (généralement de six mois dans le marché de Québec).

Si, à l’inverse, son départ est plutôt considéré comme un congédiement déguisé, le contrat tomberait, tout comme la clause de non-concurrence, ce qui lui permettrait aussitôt de trouver un nouveau micro à n’importe quelle antenne.

Retour forcé?

Mais, en attendant qu’un arbitre fédéral statue sur ce dossier, si l’animateur ne considère pas avoir démissionné et que Radio X ne considère pas l’avoir congédié, cela veut donc dire que le contrat est toujours valide et que l’animateur doit revenir au boulot à CHOI.

Malgré les hostilités, c’est exactement ce qui se passe présentement. Il dit avoir reçu des propositions pour retourner sur les ondes de Radio X et, puisqu’il prétend ne pas avoir démissionné, il n’a pas d’autre choix que d’y retourner.

«Ce n’est pas clair, la date de mon retour en ondes, ni ce que je vais faire», a relaté celui qui a expliqué que son nouveau poste de collaborateur à TVA Sports à partir de septembre ne l’empêcherait pas du tout de travailler à la radio quotidiennement.

Landry n’avait jusqu’ici jamais laissé entendre qu’il avait quitté la station en si mauvais termes avec la direction. Il qualifiait plutôt son départ de «recul» parce qu’il était «tanné de s’entendre radoter». La situation était visiblement plus conflictuelle. «Après avoir quitté les ondes, j’ai reçu un huissier chez nous pour me demander de garder mon emploi et de poursuivre la relation [avec l’employeur] [...] J’ai passé mes vacances avec des avocats», a-t-il laissé tomber.

«Ça m’a vraiment arraché le cœur de quitter CHOI, mais la réalité, c’est que la radio est un milieu malsain. C’est un beau milieu, mais je trouve que les guerres d’ego entre animateurs, c’est rendu un peu malsain», a-t-il ajouté.

Peu de temps après son départ, l’ancien animateur de TQS avait souligné que rien ne lui garantissait qu’il aurait hérité d’une émission, seul, à l’automne. «Peut-être que ça aurait changé la donne, mais je n’avais aucune garantie de ça quand je suis parti», avait-il lancé.

Le directeur de la programmation de Radio X, Philippe Lefebvre, n’a pas rappelé Le Journal.