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Voici les têtes d’affiche des quatre grands partis

Thomas Mulcair et Stephen Harper
Photo d'archives, Reuters Thomas Mulcair et Stephen Harper

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Alors que la campagne électorale fédérale entame sa troisième semaine en vue du scrutin du 19 octobre prochain, Le Journal a sondé l’opinion d’experts sur la qualité des candidatures au Québec des partis susceptibles de former le prochain gouvernement. Voici selon eux une sélection des prétendants présentant un profil «ministrable».

Bloc québécois

Le Bloc ne peut former un gouvernement, mais voici quelques candidats plus connus du public

Louis Plamondon (Bécancour–Nicolet–Saurel)

  • Seul député bloquiste sortant et doyen de la Chambre des communes.

Mario Beaulieu (La Pointe-de-l’Île)

  • Ex-chef et actuel président du Bloc québécois.

Denis Trudel (Longueuil-Saint-Hubert)

  • Comédien et porte-parole du Mouvement Montréal français

France Bonsant (Compton-Stanstead)

  • Ex-conseillère municipale à la ville d’Ascot Corner, puis députée bloquiste (2004-2011).

Diane Bourgeois (Drummond)

  • Ex-députée bloquiste de Terrebonne-Blainville de 2000 à 2011.

Claude DeBellefeuille (Salaberry–Suroît)

  • Députée bloquiste de 2006-2011.

Parti conservateur du Canada (PCC)

Les incontournables

Denis Lebel (Lac-Saint-Jean)

Thomas Mulcair et Stephen Harper
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  • Lieutenant politique de Stephen Harper au Québec et ministre de l’Infrastructure.

Joe Oliver (Ontario)

  • Ministre des Finances.

Steven Blaney (Bellechasse–Les Etchemins-Lévis)

  • Ministre de la Sécurité publique.

Lisa Raitt (Ontario)

  • Ministre des Transports.

Tony Clement (Ontario)

  • Président du Conseil du trésor.

Jason Kenney (Alberta)

  • Ministre de la Défense nationale.

Les recrues à surveiller

Éric Girard (Lac-Saint-Louis)

  • Grosse pointure de la finance, il est un haut dirigeant de la Banque Nationale.

Réjean Léveillé (Saint-Hyacinthe—Bagot)

Thomas Mulcair et Stephen Harper
Photo d'archives
  • Ex-journaliste de TVA.

Alain Rayes (Richmond-Arthabaska)

  • Maire de Victoriaville depuis 2009.

Gérard Deltell (Louis-Saint-Laurent)

Thomas Mulcair et Stephen Harper
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  • Ex-député provincial de la CAQ et ex-journaliste.

Michel Surprenant (Terrebonne)

  • Militant de longue date des droits des victimes d’actes criminels.

Dominic Therrien (Trois-Rivières)

  • Avocat au cabinet Miller Thomson, en Colombie-Britannique.
  • Originaire de Trois-Rivières et ex-joueur de baseball pour les Braves d’Atlanta.

Robert Libman (Mont-Royal)

  • Ex-président du Parti égalité. Les conservateurs consacrent beaucoup d’efforts pour ravir le comté de Mont-Royal.

Parti libéral du Canada (PLC)

Les incontournables

Stéphane Dion (Saint-Laurent)

Thomas Mulcair et Stephen Harper
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  • «Est vu comme un sage pour les libéraux, avec son statut d’ancien chef. C’est assez rare qu’on voie d’anciens chefs défaits demeurer en politique. Il y a eu Joe Clark (au fédéral) et Claude Ryan au Québec», indique le politologue Éric Montigny.

Marc Garneau (Notre-Dame-de-Grâce-Westmount)

Thomas Mulcair et Stephen Harper
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  • Il a été un adversaire dans la course à la chefferie du PLC, mais s’est rallié à Justin Trudeau.
  • Premier astronaute canadien à être allé dans l’espace.

Pablo Rodriguez (Honoré-Mercier)

  • Ex-député libéral (2004-2011) et a été président du caucus libéral du Québec.
  • Il est coprésident de la campagne électorale libérale 2015 au Québec.

Les recrues à surveiller

Yvon Boivin (Trois-Rivières)

  • Est connu dans la région pour son engagement dans la défense des victimes de la pyrrhotite et très engagé sur le plan régional.

Nicola Di Iorio (Saint-Léonard-Saint-Michel)

  • Avocat associé au sein du cabinet national Langlois Kronström Desjardins, connu pour sa lutte contre l’alcool au volant. (Il a cofondé Cool Taxi, une initiative de coupons de raccompagnement prépayés acceptés par les chauffeurs de taxi.)

Jean-Yves Duclos (Québec)

  • Économiste et professeur, directeur du département d’économie de l’Université Laval.

Anthony Housefather (Mont-Royal)

  • Vient du milieu municipal, où il a été conseiller et maire de Côte-Saint-Luc depuis 2005. Il est aussi issu du milieu des affaires.

Mélanie Joly (candidate à l’investiture libérale dans Ahuntsic-Cartierville)

Thomas Mulcair et Stephen Harper
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  • À surveiller si elle remporte l’investiture libérale. Elle est une amie et proche de Justin Trudeau, et ex-candidate à la mairie de Montréal.

Claude Boucher (Lévis-Lotbinière)

  • Ex-diplomate, il a notamment été ambassadeur du Canada en Haïti.

Nouveau Parti démocratique (NPD)

Les incontournables

Alexandre Boulerice (Rosemont–La Petite-Patrie)

Thomas Mulcair et Stephen Harper
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  • Est vu comme le lieutenant politique du Québec de Thomas Mulcair.

Françoise Boivin (Gatineau)

  • Porte-parole très active en matière de justice, elle est une ex-députée libérale qui incarne le fait que le NPD a rassemblé différents courants. Elle apporte de l’expérience au caucus.

Guy Caron (Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques)

  • Un économiste qui vient de la filière syndicale.

Hélène Laverdière (Laurier-Sainte-Marie)

  • Ex-diplomate et porte-parole en matière de politique étrangère.
  • Elle est connue pour avoir battu Gilles Duceppe dans son comté en 2011.

Les recrues à surveiller

Daniel Caron (Louis-Saint-Laurent)

  • Ex-diplomate, il été ambassadeur du Canada en Ukraine et affrontera le conservateur Gérard Deltell.

Hans Marotte (Saint-Jean)

  • Un avocat très proche des groupes populaires et communautaires «qui amène une profondeur» dans l’équipe québécoise et qui pourra apporter un discours sur l’assurance-emploi, selon le politologue Éric Montigny.

Maria Mourani (Ahuntsic-Cartierville)

Thomas Mulcair et Stephen Harper
Photo d'archives
  • «Si M. Mulcair veut jouer les rassembleurs, il peut se baser par exemple sur Françoise Boivin, une ancienne libérale (d’avant 2011), et Maria Mourani anciennement avec le Bloc québécois», souligne le politologue Éric Montigny.

Avis des experts

Éric Montigny et Jean-François Caron
Photo courtoisie
Éric Montigny et Jean-François Caron

«Quand on regarde les équipes, l’équipe la plus faible est celle du NPD. Ils n’ont pas une grande diversité de candidats. Ce sont beaucoup de gens qui proviennent du milieu communautaire. C’est très bien, mais quand on veut former un gouvernement, il faut une plus grande diversité. [...] À cet égard, les néo-démocrates ne jouent pas dans la même ligue que leurs adversaires», estime le politologue Jean-François Caron.

«Au Québec, le NPD a une équipe qui s’est enracinée depuis quatre ans. Il y a eu des ajustements et ils ont réussi quand même à faire du recrutement de candidats pour combler certaines lacunes. Mais c’est clairement un parti qui est en voie d’institutionnalisation au Québec et qui partait de rien», est d’avis le directeur général de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l’Université Laval, Éric Montigny.

«On retrouve dans l’équipe libérale des gens qui ont un bagage professionnel assez impressionnant. Il y a beaucoup de gens dans ça qui pourraient être des ministres dans l’actuel gouvernement conservateur. En fait, le candidat le plus faible de l’équipe libérale sur le plan professionnel, c’est peut-être Justin Trudeau», affirme le politologue Jean-François Caron.

«C’est clair qu’il y a beaucoup de gens issus du milieu des affaires, un peu de l’éducation ou du droit, donc des milieux plus traditionnels si l’on veut», estime le politologue Éric Montigny.

«Chez les conservateurs, on mise davantage sur des gens implantés dans leur milieu respectif ou ayant une notoriété parce qu’ils ont été dans les médias comme journalistes (Réjean Léveillé, Pascale Déry). On copie ici ce que la CAQ et les libéraux ont fait. Ce sont des gens connus, mais qui n’ont jamais occupé de responsabilités importantes», affirme Jean-François Caron.

«Le fait qu’il y ait des gens connus, ça donne l’image que les conservateurs, ce n'est pas quelque chose d’extérieur au Québec. [...] Ça donne un ancrage québécois à la marque conservatrice, ce qui pouvait faire défaut», explique le politologue Éric Montigny.