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Le Canada anglais accro au site Ashley Madison

Deux villes parmi celles ayant le plus d’abonnés au monde

Le Canada anglais accro au site Ashley Madison
Photo Reuters

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Presque un habitant sur dix à Toronto et Calgary est abonné au site de rencontres extraconjugales Ashley Madison, ce qui les classe parmi les villes comptant le plus de clients dans le monde entier.

Toronto est même la quatrième ville au monde pour le nombre d’abonnés, devant Los Angeles, Chicago ou Madrid, selon les données compilées par Dadaviz.com, un site internet spécialisé dans la collecte de données et leur traitement graphique.

En Alberta, Calgary n’est pas en reste et se classe 17e, dépassant Dallas ou Las Vegas.

Depuis que des pirates ont mis en ligne mardi les données personnelles des 32 millions d’abonnés du site Ashley Madison, de nombreux analystes s’en donnent à cœur joie pour tout décortiquer.

Montréal plus modeste

Cela permet de constater que Toronto compte presque autant d’abonnés que Santiago au Chili, alors que sa population est deux fois moins nombreuse.

De manière générale, les grandes villes du Canada anglais semblent regorger d’époux ou épouses en quête d’une relation adultère, bien plus qu’ailleurs dans le monde.

Un Torontois sur 12 est inscrit sur Ashley Madison, un Calgarien sur 11 et même une personne sur 10 à Edmonton, alors que ce taux est d’un abonné pour 31 habitants à São Paulo.

Montréal semble presque modeste comparativement aux grandes villes du Canada anglais, avec «seulement» 72 304 abonnés, soit environ un résident sur 24.

Pendant ce temps, un Lavallois sur 33 est abonné, selon les données piratées désormais publiques, et seulement une personne sur 45 à Québec.

« Triste »

«Ces nombres sont stupéfiants», réagit la sexologue et psychothérapeute Sylvie Lavallée, et ce, quelle que soit la ville.

Dans une journée, si elle accueille sept patients, le problème de l’infidélité revient à cinq reprises, affirme-t-elle.

«Des gens qui trompent leur époux ou épouse au travail, il y en a beaucoup. Et des sites comme ça, cela fonctionne avec des gens qui sont dans une certaine détresse, qui n’ont pas de réseau suffisant», estime-t-elle.

«Les gens ont un besoin criant de partenaire de jeu et c’est triste que ce ne soit pas le partenaire de vie», dit-elle.

«J’ai l’impression que la monogamie est un défi. Il y a beaucoup d’enjeux cliniques.»

Top 20 des villes du monde

  • São Paulo : 374 542
  • New York : 268 171
  • Sydney : 251 813
  • TORONTO : 222 982
  • Santiago : 218 125
  • Melbourne : 213 847
  • Houston : 186 795
  • Los Angeles : 181 918
  • Londres : 179 129
  • Chicago : 162 444
  • Rio de Janeiro : 162 444
  • Madrid : 135 294
  • Bogota : 123 559
  • Brisbane : 118 857
  • Brooklyn : 110 859
  • Miami : 109 505
  • CALGARY : 107 021
  • San Antonio : 99 157
  • Dallas : 97 736
  • Brasilia : 97 096
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