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Écrasement d'un hydravion aux Bergeronnes: l’avion a piqué à la verticale

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TADOUSSAC | L’hydravion qui s’est écrasé dimanche près des Bergeronnes, sur la Côte-Nord, a piqué du nez à la verticale sur un rocher avant de prendre feu, a révélé le Bureau de la sécurité des transports (BST) lundi.

ll n’y a eu aucun survivant de l’écrasement de l’appareil, ont confirmé les autorités. Leur travail pour retrouver les dépouilles des victimes a par ailleurs été ralenti par les conditions météorologiques exécrables et le terrain accidenté.

L’une des victimes serait Émilie Delaitre, une Française vivant en Côte d’Azur.
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L’une des victimes serait Émilie Delaitre, une Française vivant en Côte d’Azur.

En plus du pilote expérimenté Romain Desrosiers, cinq touristes se trouvaient dans l’habitacle. L’une des victimes est Émilie Delaitre, une Française vivant sur la Côte d’Azur. Les quatre autres passagers sont des Britanniques et auraient loué une voiture immatriculée en Ontario pour se diriger vers la Côte-Nord.

Frère Hélène Delaitre
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Selon les informations recueillies par Le Journal, les deux corps qui manquaient à l’appel depuis l’écrasement se trouvaient sous la carcasse, puisque l’hydravion s’est violemment abîmé, n’accrochant aucun arbre au passage.

«C’est un impact à la verticale, très prononcé. L’appareil a percuté le sol sur le nez» a affirmé Pierre Gavillet du BST, indiquant qu’il s’agissait d’informations «très» préliminaires.

Néanmoins, l’expert a précisé que l’engin était dans un très bon état, selon les rapports étudiés. «Au moment du départ, tout était normal», a-t-il dit.

Selon nos informations, à cause de la force de l’impact et du feu, les corps seraient difficilement identifiables.

Un pathologiste se rendra sur les lieux de l’accident mardi. Les dépouilles seront transportées à Montréal, au laboratoire de médecine légale, pour y être analysées.

Routine

Rappelons que les cinq touristes ont pris place dans l’hydravion de la compagnie Air Saguenay pour effectuer une visite du fjord du haut des airs. Le trajet Safari Brousse qui décolle du lac Long à Tadoussac dure habituellement une vingtaine de minutes.

C’est à la fin de la boucle qu’un appel de détresse aurait été entendu. L’écrasement a eu lieu à flanc de montagne, à neuf kilomètres des Bergeronnes et à 20 kilomètres de Tadoussac, où les touristes résidaient.

Durant la haute saison, l’hydravion peut réaliser entre deux et six vols par jour, selon la météo et la maintenance de l’appareil. L’engin était exploité par Air Saguenay, qui le louait à l’entreprise de Tadoussac Aviation du Fjord. Il s’agit d’un vieil avion ayant subi une réparation la veille de l’écrasement.

«Bien entretenu»

Il a été fabriqué en 1955 par De Havilland, une compagnie de Toronto qui appartient maintenant à Bombardier. «C’est un vieil appareil très bien maintenu», a précisé au Journal le vice-président d’Air Saguenay, Jean Tremblay.

— Avec la collaboration de Pierre-Olivier Fortin