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Le Festival de jazz renaît

L’événement sera présenté au printemps 2016

Tapis rouge de la pièce, Les chroniques de Saint-Léonard au théâtre Jean Duceppe
Photo Le Journal de Montréal, Ghyslain Lavoie Dorothée Berryman

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Après des difficultés au printemps dernier, le Festival international de jazz de Québec renaîtra de ses cendres au printemps prochain. De plus, la première édition d’un grand concert réunissant la crème des musiciens de jazz québécois, sous la gouverne de Dorothée Berryman, verra le jour le 29 octobre au Théâtre Capitole.

Le fondateur, Gino Ste-Marie, et le directeur des communications, Simon Couillard, avaient démissionné après une édition tumultueuse à l’automne 2014. Après un mois de réflexion, et à la suite de la démission des membres du conseil d’administration, ils ont décidé de reprendre les rênes de l’événement, malgré un déficit de 200 000 $ à éponger.

«Ils nous ont avisés cet été, a expliqué Simon Couillard. C’est après avoir consulté nos partenaires et nos conseillers qui nous ont aidés à bâtir un plan de redressement qu’on a pris la décision [de revenir].»

Pour sa 9e édition, le Festival sera présenté dans une «formule réduite» au printemps 2016. Une soixantaine de spectacles constitueront la programmation plutôt que les 125 de l’an dernier.

«On pense que le printemps est une période plus joyeuse pour un festival, plutôt qu’à la fin octobre», a-t-il précisé, en disant que le Festival sera davantage ancré dans le quartier Saint-Roch.

Un spectacle d’envergure

Pour patienter jusqu’au printemps, Simon Couillard a créé le 1er Grand Gala du jazz québécois, un concert unique, de grande envergure, qui aura lieu le 29 octobre au Capitole.

Les mordus de jazz seront heureux de voir réunis sur une même scène les pianistes Lorraine Desmarais, Dan Thouin et François Bourassa, ainsi que Ben Charest (Les triplettes de Belleville) et les voix de Ranee Lee, Karen Young et Dorothée Berryman, entre autres.

Raôul Duguay lira également un poème, accompagné de musiciens. Chose plutôt rare, la direction musicale a été confiée à un batteur, Jim Doxas, membre du trio d’Oliver Jones depuis plus de dix ans.

Le spectacle présentera un choix de chansons assez varié. «Ce sera du jazz accessible, mais qui va quand même y avoir des touches de jazz contemporain pour satisfaire les plus puristes. Il y aura beaucoup de standards de jazz, revisités pour l’occasion», a fait savoir Simon Couillard.

L’événement servira à amasser des fonds pour assurer sa pérennité. Il pourrait être présenté ailleurs au Québec l’an prochain.