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AC/DC diaboliquement rock

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L’enfer avait élu domicile sur les plaines d’Abraham, vendredi soir, gracieuseté d’AC/DC. Devant des dizaines de milliers de fans, dont plusieurs arboraient de lumineuses cornes du diable rouges, le groupe australien a déchargé tous ses hits lors d’un concert à haute teneur en décibels.

Quinze ans après leur dernier passage à Québec, au Colisée Pepsi, AC/DC n’a pas changé sa formule gagnante. Le chanteur Brian Johnson l’a rappelé au public après le «Bonsoir Québec» d’usage en français.

«On va faire la même chose que la dernière fois. Jouer du rock’n’roll», a-t-il hurlé à des fans en délire qui ne demandaient rien de plus.

Durant deux heures de rock mur à mur agrémenté de flammes, de salves de canons et conclu par un éclatant feu d’artifices, AC/DC a donc présenté un concert taillé sur mesure pour les plaines d’Abraham: on a eu droit à tous leurs plus grands succès, de Thunderstruck à Hells Bells et Highway To Hell. En outre, le groupe ne s’est pas trop attardé à son dernier album, Rock Or Bust. Seuls trois titres en ont été extraits.

Et comme promis, le système de son d’AC/DC a mis à l’épreuve les tympans des spectateurs. Heureusement, ce n’était pas trop cacophonique et on pouvait apprécier à sa juste valeur le jeu des Australiens, particulièrement celui du guitariste Angus Young.

Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

Young s’éclate

Ce dernier, a-t-on pu constater de visu, est définitivement la star incontestée, l’épine dorsale d’AC/DC.

Le fougueux musicien s’est retrouvé au coeur de l’action toute la soirée et ses vêtements en ont payé le prix. Sa casquette verte a d’abord rapidement pris le bord, avant que son veston ne subisse le même sort. Puis, pendant Sin City, il a utilisé sa cravate pour jouer de son instrument, sous les cris d’approbation des fans.

Son fait marquant est cependant survenu pendant Let There Be Rock Durant de longues minutes, seul au bout de la passerelle qui s’avançait au milieu de la foule, il a déversé un furieux solo, qu’il a terminé en se roulant par terre sur la scène comme un enfant turbulent.

À ses côtés, la voix rocailleuse de Brian Johnson a fort bien tenu la cadence, si on oublie quelques passages plus ardus sur Back In Black.

Les trois autres membres du groupe, dont les remplaçants Stevie Young (guitare) et Chris Slade (batterie), ont adroitement tenu le fort dans l’ombre derrière eux.

En étant pointilleux, on peut reprocher au groupe les temps morts qui s’étirent parfois pendant de longues secondes entre chaque chanson. Mais quand le menu musical est aussi gargantuesque, on passe facilement l’éponge sur ce genre d’imperfections.

Le Festival d’été n’a pas dévoilé le chiffre de l’assistance.

Après Québec, AC/DC sera au Stade Olympique de Montréal, lundi.

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