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Chaîne humaine pour dénoncer les compressions en éducation

Chaîne humaine pour dénoncer les compressions en éducation
Photo Kathryne Lamontagne

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Une centaine de personnes ont formé une chaîne humaine devant l’école Saint-Paul-Apôtre, dans le secteur Limoilou, pour dénoncer les compressions en éducation. Cette action risque de se répéter chaque mois, et ce, tant et aussi longtemps que le gouvernement ne réajustera pas son tir, préviennent les parents.
 
«Je protège mon école publique!», ont scandé parents et enfants qui, affiches en main, s’étaient réunis sur le coup de 7 h 45, mardi matin. Le groupe joignait sa voix aux quelque 20 000 individus qui se sont mobilisés pour la même cause dans plus de 260 écoles du Québec, réparties dans 16 régions administratives.
 
Deux mobilisations semblables à l’échelle provinciale se sont tenues au printemps dernier. Il s’agissait d’une première participation pour la Capitale-Nationale, mardi. «L’école publique c’est fondamental, on y tient à notre école, on tient à notre réseau d’éducation publique, on veut qu’il soit renforcé, pas qu’il soit affaibli», dénonçait Dominique Bernier, mère de famille et membre du comité organisateur de l’événement, à Québec.

Chaîne humaine pour dénoncer les compressions en éducation
Photo Kathryne Lamontagne

«Les coupes actuellement viennent enlever des services pour nos élèves, pour nos enfants. Ça vient augmenter la charge de travail des profs», poursuit-elle.

«Le gouvernement se targue de faire ces coupes pour soi-disant protéger les générations futures... mais elles sont ici, à l’école, les générations futures. Et on vient affaiblir leur capacité à avoir une éducation de qualité.»
 
Mme Bernier n’exclut pas d’ailleurs que d’autres rassemblements semblables se tiennent tous les 1ers du mois, jusqu’à ce que le ministère de l’Éducation entende raison. «Les parents mesurent l’ampleur des effets de ces coupes-là. La mobilisation va augmenter avec le temps», assure-t-elle.
 
Voisinage

Des voisins de l’école primaire se sont aussi joints au mouvement. C’est notamment le cas de Denise Boucher, qui réside tout près, et qui a déjà fréquenté l’établissement dans sa jeunesse. «L’école publique demeure quelque chose d’extrêmement important», a lancé la dame de 59 ans.
 
Un autre membre du comité organisateur, Sébastien Bouchard, a quant à lui souligné la valeur symbolique de l’école Saint-Paul-Apôtre pour la présentation de la chaîne humaine. C’est que l’école a été menacée de fermeture, il y a une dizaine d’années, faute d’élèves. «Mais les parents se sont mobilisés.»

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