/news/currentevents
Navigation

Écrasement d’un hélicoptère au nord de Sept-Îles: Un atterrissage raté coûte la vie à deux personnes

L’hélicoptère qui s’est écrasé près de Sept-Îles a aussi fait trois blessés

Photo prise à Sept-Îles lors du rapatriement des personnes impliquées dans l'écrasement.
Photo collaboration spéciale, Emy-Jane Déry Photo prise à Sept-Îles lors du rapatriement des personnes impliquées dans l'écrasement.

Coup d'oeil sur cet article

Deux personnes ont péri et trois autres, dont un employé d’Hydro-Québec, ont été blessées dans l’écrasement d’un hélicoptère mercredi matin, à 40 km au nord de Sept-Îles. Un problème d’atterrissage pourrait être à l’origine du drame, selon nos informations.

Concernant les deux décès, la Sûreté du Québec (SQ) confirme qu’il s’agit d’un homme et d’une femme.

C’est vers 9 h 45 mercredi que les autorités ont été avisées de l’accident, qui s’est produit dans un secteur très boisé à la hauteur du kilomètre 31 du chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador (QNSL), près de la rivière Nipissis.

Les cinq occupants de l’appareil, un hélicoptère de type Bell 206 appartenant à l’entreprise septilienne Héli-Nord, survolaient le secteur en vue d’autoriser des travaux d’amélioration sur une passe à saumons installée sur la rivière Nipissis, il y a une cinquantaine d’années, a-t-on appris. L’engin avait décollé de l’aéroport de Sept-Îles un peu plus tôt en matinée.

«Sur un escarpement rocheux»

Selon le propriétaire de la pourvoirie Moisie Nipissis où est survenu l’accident, l’hélicoptère aurait éprouvé des difficultés au moment d’atterrir sur des roches, en bordure de la rivière à saumons.

«L’hélicoptère était à se poser directement à la chute, sur un escarpement rocheux, une série de rochers plats, où les hélicoptères se posent d’habitude, a raconté au Journal Charles A. Langlois, le président de la pourvoirie. C’est un endroit qui est utilisé régulièrement lorsqu’on a besoin d’aller là en hélicoptère, et c’est là que l’accident aurait eu lieu.»

Selon ce dernier, le maître d’œuvre du projet est la pourvoirie autochtone Messnak, que Le Journal n’a pu joindre mercredi.

Par ailleurs, Hydro-Québec, qui finance une partie des travaux prévus sur cette passe migratoire, nous a confirmé qu’un de leurs employés était parmi les blessés, mais n’a pas voulu commenter davantage en raison de l’enquête en cours.

Opération difficile

Aucune route ne menant au secteur, les trois blessés ont été transportés à l’hôpital de Sept-Îles par des hélicoptères des Forces armées canadiennes, venus prêter main-forte. Un peu plus tard en journée, les deux corps ont eux aussi été extirpés et héliportés vers la municipalité nord-côtière.

Trois enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST), qui mènent une enquête conjointe avec la SQ, se rendront sur place jeudi matin afin de faire la lumière sur les causes et circonstances de cet écrasement mortel.

— Avec la collaboration de Sophie Côté

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.