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Entente de règlement entre la bâtonnière et le Barreau du Québec

Lu Chan Khuong
JOEL LEMAY/AGENCE QMI Lu Chan Khuong

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Coup de théâtre dans le dossier de la bâtonnière suspendue alors que Me Lu Chan Khuong et les administrateurs du Barreau du Québec sont parvenus à une entente.

Tout porte à croire qu'il n'y aura finalement pas de procès cet automne pour régler l'épineux dossier de la bâtonnière, rattrapée cet été par une histoire de vol à l'étalage dans un Simons de Sainte-Foy. Impossible toutefois d’en connaître davantage sur cette entente, les deux parties ayant fait savoir qu’ils ne commenteraient pas la nouvelle, annoncée par communiqué en soirée vendredi. Une déclaration conjointe devrait être effectuée mardi.

Rappelons que Me Lu Chan Khuong poursuivait le conseil d'administration du Barreau, qui l'a suspendue de ses fonctions après la médiatisation de cette affaire, qui avait été non-judiciarisée. Elle réclamait 95 000 $ et sa réintégration. Le Barreau avait répliqué en la poursuivant pour 90 000 $.

RENTRÉE JUDICIAIRE

Ce règlement survient alors que ce litige avait eu des échos jusqu’à la cérémonie de la rentrée judiciaire qui se tenait vendredi, au palais de justice de Québec.

Il faut croire que le message du juge en chef associé de la Cour supérieure a été rapidement entendu, lui qui, quelques heures plus tôt, mentionnait dans son discours d’ouverture qu’il importait de «réagir» et de trouver «rapidement une solution» lorsque l’une des institutions judiciaires de notre système connaît des «ratés».

Sans jamais mentionner la bâtonnière, le juge Robert Pidgeon avait signifié l’importance de maintenir la «confiance fragile» du public envers tous les acteurs du système de justice. «Lorsque le fonctionnement de l’une de nos institutions connaît des ratés, tout le système s’affaiblit», a-t-il lancé devant quelques centaines d’avocats, de juges et d’invités internationaux.

TSUNAMI

Quant à elle, la bâtonnière de Québec n’avait pas hésité à plonger dans le dossier de la bâtonnière, comparant la médiatisation de cette affaire à un «tsunami» qui déferle sur le Barreau, aux prises avec une «crise sans précédent» et une image «ternie».

Me Catherine Claveau a souligné que son organisation s’était refusée à prendre position dans ce dossier, non par désintérêt, mais bien parce que des procédures judiciaires étaient en cour. Elle a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas interpréter cette «neutralité» comme un signe d’indifférence.