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Metal Gear Solid V —The Phantom Pain: Retour à la guerre froide

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Malgré le fait que la lune de miel soit terminée entre Hideo Kojima et les fabricants de jeux Konami, nous avons droit à une production superbe, léchée et pour laquelle les concepteurs ont pris des risques. Enfin, Kojima opte pour un changement bénéfique pour la jouabilité, tout en gardant l’ADN de la licence. Un tournant majeur qui saura plaire tant aux néophytes qu’aux fervents qui suivent Metal Gear depuis ses débuts en 1987.

Le torchon brûlait depuis un certain temps entre Kojima et les hautes instances de Konami. On prétend qu’une question de budget serait à l’origine de ces embrouilles. Bon, 80 M$ pour créer un jeu vidéo, c’est cher payer! N’ayez crainte, Hideo a gardé son sens démesuré de la mise en scène. Nous le vivons bien dans les premières minutes de ce dernier opus. Encore une fois, l’horreur côtoie l’action, dans des conditions paraissant insurmontables, mais dont le vétéran Snake réussira à s’en tirer.

Cette fois, nous sommes en 1984, en pleine guerre froide contre les Russes. Snake, criblé de shrapnels à la suite d’une explosion, vient à peine de sortir d’un long coma. Le médecin lui apprend qu’il a perdu un bras et qu’un éclat d’obus s’est logé dans son lobe temporal gauche. Impossible de retirer ce métal de sa tête! Il pourrait ­mourir... cette nouvelle parure lui donne des allures de démon à une corne.

Nous campons donc Big Boss, alias Venom Snake. Notre mission: contrer l’armée privée américaine Cipher. Notre théâtre d’opérations, c’est l’Afghanistan et son climat aride. Une panoplie de tâches ­d’infiltration nous est commandée. Libre à nous de les accomplir à ­notre guise. Oui, tuer les ennemis reste la solution facile. Par contre, les capturer, les interroger et les convaincre de joindre nos rangs, c’est beaucoup plus payant! Le système de ballon d’extraction Fulton devient alors très pratique! Non seulement permet-il d’extirper les malfrats par voie aérienne, neutralisés et endormis, mais il offre aussi de subtiliser des lance-mortiers, des mitrailleuses sur pied et même des conteneurs ou véhicules très lourds. C’est amusant!

Progression et jouabilité

Les habitués des séries Far Cry et Assassin’s Creed reconnaîtront certains éléments de jouabilité «inspirés» de leurs titres de la compagnie française et transposés dans l’univers de Snake. Ainsi, le vétéran soldat cueille des plantes, se balade à cheval, trappe des animaux et possède une base. Cette dernière grandit selon des points de progression, lui conférant des habiletés de ­recherche dans diverses sphères d’activités propices aux combats et à l’évolution de l’équipement scientifique et paramilitaire. ­Hasard?

La célèbre boîte de carton est de retour et Snake vapote désormais: fini les cigarettes conventionnelles! Cette nouvelle habitude lui sert à faire avancer les heures, histoire de profiter de la nuit avant de se commettre dans une opération tactique. C’est bien fait! Big Boss doit aussi se doucher! En effet, après plusieurs mois au combat, les nuées de mouches ­trahiront son manque d’hygiène flagrant!

Les missions nombreuses, ponctuées par des cinématiques bien réalisées, offrent de bons défis. De grâce, prenez le temps d’écouter les cassettes que vous collecterez en explorant les lieux. Elles regorgent de détails importants. Ces derniers précisent certains points cruciaux de ce scénario complexe. Doit-on connaître absolument l’arborescence et sinueuse de la série Metal Gear? Non! Ce jeu s’adresse autant aux néophytes qu’aux inconditionnels de la ­licence.

Metal Gear Solid V – The Phantom Pain conclut adéquatement cet opus de la vie de Snake, mais également ce chapitre de l’existence d’Hideo Kojima. J’ai comme l’impression que nous le reverrons bientôt.

Metal Gear Solid V – The Phantom Pain

 

Photo Courtoisie

Développeurs: Kojima Productions

Genre: Infiltration/ action-Monde ouvert

Console: PS4, Xbox One et PC

Classement: M

Cote du Grand Talbot: 9,5/10