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Centre Vidéotron : «l’objectif de vie» d’Albert Ladouceur

Quebec
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc Quelques semaines avant son décès, le chroniqueur du Journal de Québec Albert Ladouceur avait eu l’occasion de visiter le chantier de l’amphithéâtre en compagnie d’anciens Nordiques et du maire de Québec, Régis Labeaume.

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Même à son dernier souffle, Albert Ladouceur caressait le rêve de vivre l’ouverture du Centre Vidéotron. Le défunt chroniqueur sportif du Journal de Québec a trouvé dans la construction du nouvel amphithéâtre «un objectif de vie» pour sa bataille contre la maladie.

Décédé d’un foudroyant cancer du pancréas le 23 mai dernier, Albert Ladouceur avait mis les pieds dans l’édifice une dernière fois quelques semaines auparavant, en compagnie d’anciens membres des Nordiques à l’occasion d’une visite surprise, avant que sa santé se détériore. Le chantier n’en était presque plus un. Ça sentait le produit final.

Pressentiment

«Il avait un petit pressentiment (que ce serait sa dernière) et il avait la larme à l’œil parce qu’il imaginait un peu plus l’amphithéâtre. Ça lui faisait de la peine. C’était un objectif de vie pour lui de voir l’amphithéâtre terminé. Il s’y accrochait et le répétait souvent», confie Céline Beaudet, la veuve de celui qui a été attitré à la couverture des Nordiques pendant leurs 16 années d’existence dans la LNH.

«Quand il a appris sa maladie, son plus grand rêve était de revoir les Nordiques. Il en rêvait avant, et quand il a reçu son diagnostic, même s’il savait que ses chances étaient minces, il espérait quand même. Puis quand il a su que ce serait difficile, il s’accrochait à l’espoir de voir l’édifice.

C’était sa source de motivation. Il voulait être là», ajoute l’un de ses bons amis, Alain Crête, la voix des Fleurdelisés à la radio de 1985 à 1995.

Un militant de la première heure

Albert Ladouceur a toujours défendu bec et ongles le projet d’un nouveau Colisée pour la Vieille Capitale.

L’actuel animateur des matchs du Canadien à RDS en sait quelque chose.

«On en parlait régulièrement, de l’amphithéâtre. On a commencé en à parler en 1995 quand les Nordiques sont partis. Il a toujours été un ardent défenseur du projet, même dans la tourmente du financement public, d’autant plus que ça n’avait rien (seulement) à voir avec le hockey. Il soulignait qu’il n’était plus du temps et qu’il était dépassé pour accueillir de grands spectacles internationaux. Albert en faisait presque une affaire personnelle.»

Albert avait d’ailleurs été renversé par ce qu’il avait vu lors de la fameuse visite du printemps.

«Je pense qu’on peut être fiers. C’est une superbe bâtisse. Je pense qu’une fois qu’elle sera terminée, les Québécois pourront se bomber le torse. Ceux qui chialent ou critiquent constamment vont comprendre, et je suis persuadé qu’ils en seront fiers», avait-il confié à son collègue Kevin Dubé après avoir constaté l’état des lieux.

Un hommage attendu

Avant de s’étein-dre, Albert avait exprimé à ses proches et amis le désir que sa mémoire soit honorée à jamais au Cen­tre Vidéotron.

Si le maire Régis Labeaume a indiqué, au moment de son décès, qu’un honneur sera rendu à notre ancien collègue et à Marc Simoneau, les détails de cet hommage se font attendre.

«De son vivant, Albert m’avait dit: “J’aimerais ça qu’il pense à moi”. Il y a la tribune de presse, la salle de presse ou peut-être même la salle de conférence de l’entraîneur.

À Montréal, les photos des journalistes au Temple de la renommée sont accrochées sur les murs de la salle de presse. C’est un concept à travailler», mentionne Alain Crête, ami de longue date d’Albert et animateur des matchs du Canadien sur les ondes de RDS.

Match préparatoire attendu

L’ancien descripteur radiophonique des Nordiques est impatient de découvrir le Centre Vidéotron pour la première fois, à l’occasion de la rencontre préparatoire entre le Canadien et les Penguins de Pittsburgh, le 28 septembre.

«J’ai très hâte de le voir! Les Nordiques ont été une partie importante de ma vie et peut-être la plus belle partie de ma carrière professionnelle. De tous les commentaires que j’ai entendus, tous ont dit que c’est un très beau building. Je n’ai pas entendu un commentaire négatif.»

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