/misc
Navigation

Charest se félicite d'avoir injecté des fonds publics

LA CAQ, FRANCOIS LEGAULT, ELECTION PROVINCIALE
Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschère La première pelletée de terre, le 3 septembre 2012, a eu lieu lors de l’événement «J'ai ma pelle bleue». Jean Charest et le maire Régis Labeaume étaient accompagnés de quelques anciens joueurs des Nordiques.

Coup d'oeil sur cet article

Le Centre Vidéotron est devenu réalité grâce à un financement de près de 200 millions de dollars du gouvernement du Québec, accordé sous Jean Charest. L’ancien premier ministre qualifie de «bonne» et de «juste» sa décision d’injecter des fonds publics dans le projet.

Comment qualifieriez-vous votre décision d’accorder un financement public de 200 M$ ?

C’est une décision qui, avec le temps, s’est avérée être aussi bonne et juste aujourd’hui qu’au moment où on l’a prise. C’est un débat qui a fait éclater la solidarité au caucus du PQ, ce qui nous avait étonnés. Trois démissions (NDLR Lisette Lapointe, Louise Beaudoin et Pierre Curzi) et la contestation du fait que ça allait à Québecor et à PKP en particulier. La Ville de Québec est importante. Elle doit être dotée d’un amphithéâtre qui va être utilisé pour tout l’est du Québec. Le Colisée Pepsi a plus de 60 ans. Il est désuet. Il fallait le remplacer.

Croyez-vous à un retour à court terme de la LNH à Québec?

Oui, j’y crois, même si je ne pourrais pas dire si ça se fera à court terme. Prenez l’exemple de Winnipeg. C’est une économie assez isolée dans sa région. C’est un marché de 600 000 personnes et de 1,2 million de personnes pour le Manitoba. Si Winnipeg réussit à se débrouiller et à soutenir une équipe de hockey, c’est que Québec peut certainement le faire.

LA CAQ, FRANCOIS LEGAULT, ELECTION PROVINCIALE
Photo d'archives, Le Journal de Québec, Didier Debusschère

L’amphithéâtre serait-il viable sans une équipe de la LNH?

Oui. Les études que nous avons démontrent que ce type d’amphithéâtre multifonctionnel reçoit régulièrement des spectacles et des événements qui lui permettent d’être rentable, qu’il y ait une équipe de hockey professionnelle ou non.

L’idée d’un retour de la LNH est-elle sous-entendue dans l’acceptation du financement public?

Ça a été un vecteur, il n’y a pas de doute. Mais il a fallu pousser le raisonnement plus loin. Il a bien fallu admettre que le retour d’une équipe n’était pas une décision qui relevait de nous. Je suis allé même plus loin que ça en me disant: un jour, si la Ville de Québec pose sa candidature pour les Jeux olympiques (JO) d’hiver, le fait d’avoir l’amphithéâtre serait un argument utile. Je suis en minorité là-dessus, mais je continue de penser que Québec devrait un jour réfléchir à poser sa candidature.

Revenons aux négociations qui ont conduit le gouvernement à investir 200 M$ dans l’amphithéâtre. Comment ça s’est passé?

Ça s’est réglé dans mon bureau entre Régis Labeaume, son chef de cabinet (Louis Côté), Sam Hamad et moi. En 2010, les recommandations que j’avais étaient mitigées. Dans la haute fonction publique, c’était loin d’être sûr que c’était un projet à soutenir. J’ai pris la décision que c’était un «oui». Sam Hamad le recommandait très fortement et j’avais beaucoup confiance en Régis, qui nous assurait que le projet allait se faire dans le budget et dans les délais.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.