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«J'ai mis ma tête sur le billot»

Le Centre Vidéotron, un des faits marquants du règne de Régis Labeaume à la mairie de Québec

amphitheatre, visite, labeaume
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Lors de la dernière visite de chantier avec les médias en septembre 2014, le maire Labeaume a entraîné les gens sur le toît du futur aréna.

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L’amphithéâtre est l’un des projets les plus marquants du règne de Régis Labeaume à la mairie de Québec. Le Journal s’est entretenu avec lui pour revenir sur cette aventure qu’il savait politiquement risquée.


Mars 2013
amphitheatre, visite, labeaume
Photo Le Journal de Québec, Annie T Roussel

Quand vous avez présenté le projet d’amphithéâtre à la population, il n’était pas question que la Ville dépense 175 millions $, mais plutôt 50 millions $. Que s’est-il passé ?

Dans le montage financier, on était certain que le gouvernement fédéral allait embarquer. C’est là que ça a changé les plans.

Septembre 2014
amphitheatre, visite, labeaume
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc

Est-ce que votre administration était prise avec sa promesse et a été forcée de hausser la mise ?

Deux choses là-dessus. D’abord, la même année qu’on va avoir l’amphithéâtre, j’annonce qu’on commence à rembourser la dette. Je pense que ça ne s’est jamais fait à Québec. Deuxièmement, si on a une équipe de hockey, l’amphithéâtre ne va coûter que 107 millions $. Parce que si on soustrait les 63,5 millions $ qui seraient payés par Québecor pour les droits d’identification, les 15 millions $ qui viennent de J’ai ma place et les 15 millions $ d’économies qui reviennent dans les poches de la Ville, on arrive à 106,5 millions $. Ça coûte moins cher que l’usine de biométhanisation et qu’une usine de traitement des eaux pour un actif de 400 millions $ qu’on met dans nos livres.

Mai 2015
amphitheatre, visite, labeaume
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc

En voulez-vous au gouvernement fédéral de ne pas avoir participé au projet ?

On n’a jamais eu de promesse. Et j’ai eu bien des choses autrement, alors je ne peux pas me plaindre. Le fédéral s’est repris autrement.

Juin 2015
amphitheatre, visite, labeaume
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc

Vous avez dit que, quand les Nordiques seront revenus, vous aurez finalement l’impression d’avoir été utile. Est-ce que l’amphithéâtre n’est pas suffisant ?

Pour l’amphithéâtre, il ne faut jamais oublier l’objectif du début. On avait dit que c’est un équipement collectif dont on a besoin. On l’a. Depuis un an et demi, je le sais qu’il va être beau et qu’on n’a pas de problème majeur. Il restait le défi du prix. Parce que politiquement, non seulement j’ai mis ma tête sur le billot, mais je voulais étonner tout le monde. L’atteinte de cet objectif me fait relaxer. Maintenant, la venue d’un club de hockey, je sais ce que ça va faire dans le cœur des gens de Québec. Ça va être une maudite affaire. L’idée de construire un amphithéâtre et de réussir éventuellement à amener un club, honnêtement, je vais probablement être pas mal fier de moi.

Juillet 2015
amphitheatre, visite, labeaume
Photo Le Journal de Québec, Daniel Mallard

Et si ça n’arrivait pas, pensez-vous que vous en paierez le prix politique ?

Non. Les gens vont savoir que ce n’est pas de notre faute. On ne peut pas faire plus qu’on a fait. Pas d’aréna, tu n’es même pas candidat.

Et pour l’entente de gestion, on a négocié serré. Les gens savent que ce n’est plus moi qui suis responsable de ça.

Souhaiteriez-vous que les gens se souviennent de vous pour la réalisation de cet amphithéâtre ?

Je ne suis pas à l’heure des bilans parce que je me représente [aux prochaines élections municipales] et je ne suis pas à la veille de partir.

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