/misc
Navigation

La fierté des bâtisseurs

La fierté des bâtisseurs
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Pour trois entreprises de la région, avoir participé au chantier le plus en vue des dernières décennies à Québec, c’est toute une prise à inscrire à leur feuille de route. «Une fierté» qu’elles n’hésiteront pas à faire valoir à l’avenir.

Le Journal est allé à la rencontre de trois groupes qui ont participé au chantier de l’amphithéâtre: le Consortium Daharpro/Grondin/ MGP, chargé de l’aménagement intérieur, Distribution Sports Loisirs, qui a installé les bandes et les baies vitrées, et Epsylon, responsable du recouvrement extérieur.

Ces entreprises ont mis le paquet pour décrocher le mandat.

De la fierté

«Incontournable.»

Ce mot revient souvent au fil des conversations avec les bâtisseurs.

Les gars voulaient avoir leur nom sur cette «grosse réalisation».

«Tout le monde avait la même fierté de travailler sur l’amphithéâtre. C’est un des projets les plus médiatisés, aussi», indique Frédéric Lessard, technologue chez Epsylon.

Une part de chance

Son patron, Alain Lefrançois, admet qu’il y a une part de chance dans le processus de soumission.

«Quand on soumissionne, on pense qu’on va être correct, on pense qu’on va avoir les budgets pour l’ensemble, mais c’est un guess. C’est ça, l’entrepreneuriat!»

Et avoir l’occasion de soumissionner pour un aréna qui pourrait servir à la LNH ne passe pas souvent. «Ça arrive une fois ou deux dans une vie», souligne Guy Gilbert, propriétaire de Distribution Sports Loisirs.

Glamour, mais stressant

Un projet glamour, mais qui occasionne aussi son lot de stress. Sur le chantier, la pression est forte et la coordination représente tout un défi, en raison des nom­breux corps de métier qui se côtoient. «La pression a été là tout le temps. Ça prenait de la coordination. Mais en fin de compte, ça s’est bien passé», dit le chargé de projet Mathieu Croteau.

Leur participation au chantier de l’amphithéâtre est sans contredit une carte de visite pour les années à venir, conviennent les dirigeants.

«Quand tu fais un projet de cette envergure-là, avec toutes les con­traintes et la surveillance et le sérieux qui y est porté, la clientèle te regarde comme une compagnie qui est sérieuse et fiable, et elle a le goût de faire affaire avec toi», dit Guy Gilbert.

Et maintenant que l’aventure tire à sa fin, les hommes que Le Journal a rencontrés admettent qu’ils vivront un petit deuil à l’idée que leur plus grande réalisation professionnelle est chose du passé.

Des concurrents devenus alliés

Pour être certains de décrocher le contrat de l’aménagement intérieur de l’amphithéâtre, trois concurrents n’ont pas hésité à unir leurs forces dans un consortium inédit, Daharpro/Grondin/MGP.

Daniel Plante, président de Construction Daharpro
La fierté des bâtisseurs
Photo Le Journal de Québec

Les trois entreprises savaient qu’elles n’avaient pas la capacité de production pour répondre seules au mandat tout en conservant leurs clients habituels, raconte le président de Construction Daharpro, Daniel Plante. «Il fallait se mettre ensemble pour être en mesure d’avoir le contrat. Sinon c’était un entrepreneur de Montréal qui l’aurait eu», renchérit Simon Doyon, de Construction MGP. «Le consortium, ça faisait jaser. Tout le monde nous disait qu’on allait avoir des litiges», ajoute Philippe Grondin, de Grondin Acoustique. En fin de compte, les entreprises se sont partagé le travail: chacune sa section d’amphithéâtre, comme autant de pointes de tarte. Une stratégie qui a fonctionné.

Les bandes parfaites pour la LNH

L’amphithéâtre est équipé du nec plus ultra en matière de bandes et de baies vitrées, grâce à Distribution Sports Loisirs, de Québec, et son fabricant, Athletica Sport Systems, de Waterloo. Ce dernier a fourni les bandes pour plus d’une vingtaine d’arénas de la

Mathieu Croteau et Guy Gilbert affirment que le Centre Vidéotron sera muni de bandes ultrasécuritaires grâce «au meilleur système au monde».
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc
Mathieu Croteau et Guy Gilbert affirment que le Centre Vidéotron sera muni de bandes ultrasécuritaires grâce «au meilleur système au monde».

Ligue nationale de hockey. Leur système breveté assure une flexibilité pour réduire au maximum les blessures consécutives à des contacts avec la bande.

«C’est le meilleur système au monde qu’il y a dans l’amphithéâtre. Il n’y a rien de mieux présentement», soutient Guy Gilbert, propriétaire de l’entreprise.

«Au niveau sécurité, pour garder sur ses patins un joueur qui vaut 9 millions $ par année, c’est apprécié par les équipes», ajoute le chargé de projet Mathieu Croteau.

200 000 pi2 d’aluminium

Environ 200 000 pi2 de panneaux d’aluminium posés en sept mois sur l’enveloppe extérieure de l’amphithéâtre, c’est le résultat du travail acharné d’Epsylon. Timmy Roy et Frédéric Lessard sont les technologues qui ont conçu sur mesure les premiers exemplaires, reproduits ensuite par milliers. «Il ne fallait pas se tromper!» lancent-ils.

Alain Lefrançois, PDG, EPSYLON
La fierté des bâtisseurs
Photo Le Journal de Québec

Pour accélérer la cadence, les panneaux ont été prémontés en usine sur une structure en acier galvanisé qui est elle-même fixée sur l’ossature principale en bois lamellé-collé. Un concept 100% développé par Epsylon. «Le fini a été un défi, parce que les panneaux étaient faits un à un. Il ne fallait pas qu’il y ait plusieurs nuances de blanc», souligne le PDG Alain Lefrançois.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.