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Les conditions gagnantes réunies

Avec un amphithéâtre neuf en activité, le président de Québecor estime que les conditions gagnantes sont maintenant réunies pour le retour de la Ligue nationale à Québec

Les conditions gagnantes réunies
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

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«C’est tout un cheminement qui a été fait par Québecor dans les quatre dernières années. Ce sont des morceaux importants qu’on a additionnés dans notre effort hockey», commente en entrevue le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Dion.

M. Dion énumère les bons coups de son entreprise. L’ouverture de TVA Sports, l’achat de l’Armada de Blainville-Boisbriand, l’entente pour la diffusion du hockey de la LNH et celle pour le hockey junior, le contrat de gestion de l’amphithéâtre, l’achat des Remparts de Québec, l’entrée dans le processus d’expansion.

«Tout ça, ce sont des engagements importants de la part de Québecor. On pense que c’est en démontrant ces engagements-là qu’on réunit les conditions gagnantes.»

Le pas supplémentaire

Avec l’ouverture de l’édifice, on a franchi le pas supplémentaire qui manquait selon lui.

«Partout dans la LNH on reconnaît qu’on a un aréna. Ce dossier est réglé. C’est pas une possibilité ou un projet d’aréna. Le produit, il est là. Lorsqu’on va tous vivre le 28 septembre le match entre le Canadien et les Penguins de Pittsburgh, on va la vivre cette émotion-là. Et entre savoir qu’il y a un projet d’aréna et vivre un match de hockey de la LNH, c’est deux choses.»

Les dernières semaines ont été très occupées pour l’équipe de Pierre Dion, qui a travaillé sept jours sur sept pour que l’expérience client soit la meilleure possible.

« Partout dans la
LNH on reconnaît
qu’on a un aréna.
Ce dossier est réglé »
– Pierre Dion

L’homme d’affaires se sent «fier et privilégié» de participer à ce projet, qui l’a propulsé à l’avant-plan médiatique quand il a pris le relais de Pierre Karl Péladeau.

Malgré tous les efforts, et même si pour lui, l’amphithéâtre est rempli de coups de cœur, il sait que «tout ne peut pas être parfait» et qu’il y aura assurément des ajustements à faire dans la première année d’opération du Centre Vidéotron.

«On veut écouter la population.» Parce qu’en fin de compte, dit-il, c’est elle qui sera le juge ultime. «On est très confiants, mais oui, il y a un stress. Mais c’est normal, c’est une belle nervosité.»

Le grand patron de Québecor est convaincu que l’édifice saura gagner sa place dans les habitudes des Québécois. «Les amphithéâtres à travers le monde vont bien. Nous allons aussi profiter du marché du divertissement. On pense que Québec va vivre la même chose que les autres. Nous sommes très confiants au niveau du volume.»

Achalandage

Mais Québecor ne s’attend pas à remplir l’édifice à chaque événement. D’ailleurs, note-t-il, la moyenne de spectateurs par événement dans les autres arénas est de 7000 à 8000 personnes. «Pour certains spectacles, il va y avoir moins de monde. Mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas un succès.»

Le retour des Nordiques demeure l’objectif de PKP

Pierre Karl Péladeau, qui dirigeait Québecor au moment où le projet d’amphithéâtre est né, salue la nouvelle étape franchie avec l’ouverture du Centre Vidéotron. Mais pour lui, l’objectif ultime demeure le retour des Nordiques.

Les conditions gagnantes réunies
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

«C’est l’objectif, ultimement. Et toute la démarche a été entreprise dans cette perspective-là.»

L’implication de Pierre Karl Péladeau dans le projet de l’amphithéâtre est d’abord née du désir de faire l’acquisition d’une équipe de la Ligue nationale de hockey, a-t-il confié en entrevue au Journal.

Dès 2009, celui qui était alors à la tête de Québecor a déclaré son intérêt à la Ligue nationale de hockey lors d’une rencontre avec ses dirigeants à New York.

« J’ai rencontré les dirigeants de la Ligue nationale. J’ai fait une présentation de ce qu’était Québecor. La présentation les a impressionnés», a-t-il commenté.

Le nouveau modèle d’affaires basé sur la convergence élaborée avec l’achat de Vidéotron était prometteur pour la Ligue, qui cherchait des façons payantes de décliner son produit sur plusieurs plateformes, explique celui qui est maintenant chef du Parti québécois.

«La LNH veut avoir des équipes rentables. La meilleure façon de rentabiliser une équipe, c’est d’élargir et de multiplier les canaux de diffusion », dit-il.

Contrôle

Gérer un amphithéâtre de calibre mondial faisait aussi partie des outils indispensables pour atteindre l’objectif d’acquérir une équipe professionnelle, affirme-t-il aujourd’hui.

«Quand j’ai dirigé mon entreprise, je me suis organisé pour être en mesure de contrôler notre capacité de pouvoir réussir.»

Sans posséder l’amphithéâtre, Québecor a négocié un contrat de gestion qui lui donne l’équivalent d’un «droit de propriété temporaire». «La propriété de quelque chose fait en sorte que vous êtes en mesure de réaliser votre plan d’affaires beaucoup plus efficacement.»

Négociation ardue

La négociation a été difficile, «ardue et longue», révèle-t-il. Mais selon lui, au point de vue monétaire, la Ville de Québec a négocié «le meilleur deal, le plus généreux financièrement».

Et il reste convaincu que Québecor a la capacité de convaincre le plus de gens possible afin de présenter le maximum d’événements dans l’amphithéâtre.

Quant aux détracteurs qui soutiennent que l’entreprise a reçu un cadeau de la part de la Ville, Pierre Karl Péladeau leur réplique que les montants que Québecor versera dans le cadre de l’entente de gestion sont substantiels.

«Avec tous ces montants-là, vous vous approchez de 200 millions $. Alors, ce que la Ville a investi dans la construction va lui être versé au fur et à mesure des années par le biais des différentes modalités qui ont été convenues dans le contrat.»

Oui, Québecor aurait pu construire un amphithéâtre complètement privé, convient-il. Mais il plaide que partout en Amérique du Nord, à l’exception de Las Vegas, ces infrastructures sont en partie publiques.

Appui populaire

L’appui populaire a également servi de tremplin à la décision de Québecor, souligne l’ancien dirigeant, qui note la contribution de Mario Roy, organisateur de la Marche bleue, de Mario Bédard, fondateur de J’ai ma place, et de Jérôme Landry, fondateur de la Nordiques Nation. Trois hommes qui ont contribué à faire naître l’engouement pour le projet dans la population, a-t-il insisté. Une contribution importante «dans la décision que Québecor a prise de s’engager dans ce projet».

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