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Un manifeste réclame plus de pouvoirs pour les écoles

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Dans un manifeste, des directeurs d’école, des experts, mais aussi des directeurs de commission scolaire réclament un grand virage en éducation, et notamment que l'on donne plus de pouvoirs aux écoles.

Plus d’une vingtaine de personnes impliquées de près ou de loin dans le réseau scolaire ont participé à la rédaction de ce texte, écrit en marge du Forum des idées pour le Québec organisé par le Parti libéral, qui se déroulera à la fin septembre sur le thème de l’éducation.

Il s’agit toutefois d’un exercice «non partisan» réalisé «de façon totalement indépendante», tient à préciser Marc Saint-Pierre, porte-parole du regroupement et ancien directeur général adjoint à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord.

Plus de pouvoirs pour les écoles

Les auteurs du manifeste revendiquent tout d’abord une plus grande autonomie pour les écoles, qui ont dû composer au cours des dernières années avec des plans d’action ministériels à répétition.

Que l’on parle du programme d’aide aux devoirs, de l’achat de tableaux blancs interactifs pour chaque classe ou de l’anglais intensif à la fin du primaire, tous ces programmes ont été mis en place dans l'ensemble des écoles sans tenir compte des besoins de chacune d'entre elles, déplorent les auteurs.

«Il faut que l’école fasse ses propres choix et qu’elle soit capable de défendre ses choix», affirme M. Saint-Pierre.

S’éloigner de «la saveur du jour»

Par ailleurs, les orientations en éducation ne devraient pas être fondées sur des considérations politiques, mais bien sur des résultats de recherche probants, peut-on lire.

«Il faut éviter de retomber dans le piège de "la saveur du jour" ou le piège du "ça paraît bien de faire ça"», illustre M. Saint-Pierre.

Pour y arriver, les auteurs proposent la création d’un institut national en éducation centré sur la recherche qui démontre quelles sont les pratiques efficaces en enseignement, par exemple l’intervention, dès la première année du primaire, auprès des élèves en difficulté en lecture.

«On n’est pas là en train de pleurer pour avoir plus d’argent, lance M. Saint-Pierre. C’est toujours bienvenu, mais il faut voir comment on peut être plus efficients» avec les sommes disponibles.

Il est aussi proposé de créer un organisme indépendant responsable de l’évaluation des élèves, comme c’est le cas en Ontario, afin de «dépolitiser» cette opération menée actuellement par le ministère de l’Éducation.

Les auteurs précisent que ces idées «n’ont rien d’improvisé» puisqu’elles sont «énoncées à répétition dans de nombreux rapports depuis des années».

Pour consulter le manifeste: https://www.manifesteeducation.quebec/

 

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