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Pas mauvais, mais...

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Vous l’aurez deviné: l’action du jeu Mad Max se déroule dans un univers post-apocalyptique, un monde ouvert offrant un potentiel énorme. Malheureusement, sa jouabilité répétitive doublée de contrôles parfois boiteux en fait une production correcte, sans plus. Le genre de concept qui aurait gagné de quelques mois de polissage afin de favoriser davantage d’immersion.

Ce titre développé en collaboration par Avalanche Studios et Warner Bros Interactive Entertainment propose une vue à la troisième personne. Nous devenons Max Rockatansky, ce survivant qui vagabonde dans le «Wasteland». Il se nourrit de boîtes de conserve pour chien, bouffe de la viande de rat, de lézard ou des asticots sur les cadavres en putréfaction. Bon appétit! Ce monde ouvert offre une série de missions scénarisées dont l’action nous fait découvrir des êtres étranges, clairement affectés par un trop-plein de radioactivité! Cinglés, ils arborent des peintures corporelles terrifiantes. Ils ne veulent qu’une chose: nous éliminer. Dans cet univers désertique, la paranoïa devient un trait de caractère pour rester vivant. L’histoire n’a pas vraiment de lien direct avec le film venant de paraître, mais on y retrouve la même décadence et des despotes semblables. Tout comme au cinéma, Max se fait piquer sa voiture. Elle est désassemblée. Notre but: se reconstruire un bolide solide. Pour ce faire, nous aurons besoin de pièces. La ferraille, c’est notre monnaie dans ces steppes arides. Il faudra en récolter beaucoup afin d’améliorer nos avoirs.

En effet, comme dans plusieurs autres titres, Max se balade de base en base. En créant des alliances avec des individus louches, il doit perfectionner ses différents repères. Cela lui permettra de découvrir davantage de cachettes de débris métalliques ou plus de missions secondaires. Il y en a une tonne. C’est bien, sauf que la carte du jeu se remplit d’un paquet d’icônes. Il y en a trop. J’aurais aimé pouvoir les filtrer par catégories: c’est impossible. Cela rend la tâche de localiser certains objets qui se perdent dans la trop grande quantité de pictogrammes. Et de ­refaire les mêmes recherches pour chacune de nos nouvelles bases devient lassant à la longue: un peu de variété, s’il vous plaît!

Des bogues !

Souvent, pour déclencher un mécanisme, comme pour mettre du pétrole dans une génératrice, par exemple, il faut précisément trouver l’endroit exact pour amorcer l’opération. Tourner autour de l’objet en espérant voir apparaître l’action voulue dans la sélection de choix s’avère donc nécessaire. En 2015, c’est inconcevable. Tout comme rester coincé entre un escalier et un pan de mur. ­Impossible de se déprendre sans redémarrer notre console: adieu immersion! Je me questionne sur le fait de détruire des réserves d’essence dans un monde où ce combustible précieux reste assez rare. M’enfin.

Cette création n’est pas mauvaise. Elle manque de finition et semble avoir été expédiée. L’addition d’un mécanicien qui répare notre auto au fur et à mesure qu’on cumule les dégâts est une excellente idée. Tout comme les tempêtes de sable. Dévastatrices, elles nous infligent des dommages. Cependant, elles paraissent interminables: c’est trop long! En plus, un bogue sonore se produit sempiternellement à la fin de ces ouragans, une hausse de volume qui sort de nulle part.

Et que dire des combats de boss? Le corps du même personnage avec des couleurs différentes, dans une arène, et ce, à plusieurs reprises? Vraiment? Par contre, ces batailles, propulsées par l’engin des jeux Batman, procurent tout de même beaucoup de satisfaction et les voitures sont amusantes à conduire.

Mad Max: une location ou attendez les réductions.

Mad Max

Photo courtoisie
  • Genre: Action-Aventure
  • Mode de jeu: 1 joueur
  • Développeurs: Avalanche Studios / Warner Bros Interactive Entertainment
  • Plateformes: PS4, Xbox One et PC

Cote du Grand Talbot: 7/10