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Mike Ward poursuivi pour ses blagues sur le «Petit Jérémy»

Mike Ward poursuivi pour ses blagues sur le «Petit Jérémy»
Photo d'archives

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Jérémy Gabriel, le jeune chanteur mieux connu du public sous le nom du «Petit Jérémy», a longtemps été la cible des moqueries de plusieurs, en particulier de l’humoriste québécois Mike Ward. Ce dernier est-il allé trop loin? Le Tribunal des droits de la personne se penchera sur la question mercredi au palais de justice de Montréal.

Selon des informations rapportées par Le Soleil, Mike Ward est la cible d'une poursuite de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) au nom de la famille de Jérémy Gabriel.

Jérémy Gabriel
Mike Ward poursuivi pour ses blagues sur le «Petit Jérémy»
courtoisie

La famille a déposé une plainte contre l’humoriste en 2012 après que Jérémy Gabriel eut été victime d’intimidation à la suite du spectacle Mike Ward s’eXpose, dont la première a eu lieu en 2010.

Dans son spectacle, Mike Ward s’est notamment attaqué au jeune homme en se moquant de son handicap, lui qui est atteint du syndrome de Treacher Collins, lui causant des difformités à la tête et au crâne notamment. L’humoriste a également ridiculisé les prestations du jeune chanteur devant le pape Benoit XVI, à Rome, et la chanteuse Céline Dion, à Las Vegas.

J'ai une amie qui a porté plainte à la Commission des droits de la personne contre un humoriste. L'audience est le 23...

Posted by Jeremy Gabriel on Thursday, September 17, 2015

À la suite du spectacle Mike Ward s'eXpose, dont la première a eu lieu en 2010, Jérémy Gabriel aurait été victime d'intimidation.

La Commission poursuit l'humoriste pour notamment certains propos tenus sur le jeune homme durant son spectacle et aussi quelques capsules vidéo qui ont paru sur son site internet depuis 2008.

En 2014, Jérémy a confié au Journal de Montréal qu’on l’a «traité d’enfant de pédophiles parce que j’ai chanté pour le pape, et même de suceur de pape. Bref, des personnes se sont inspirées des propos de certains humoristes pour m’insulter».

En ne mentionnant jamais d’humoriste en particulier, le jeune homme avait aussi avoué que les conséquences de l’intimidation sont bien réelles, autant pour lui que ses proches. «Les torts causés m’ont fait plus de mal que les paroles elles-mêmes. J’ai assez bien vécu les événements, mais mes parents ont eu plus de difficulté à les vivre.»

Si le Tribunal des droits de la personne juge que l’humoriste est allé trop loin, Mike Ward pourrait être condamné à verser une compensation financière à la famille.