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L’année de rêve de Delle Donne

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Photo d'archives, AFP Elena Delle Donne

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À sa troisième année dans la WNBA, Elena Delle Donne a été nommée la joueuse par excellence de 2015. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’ailière du Sky de Chicago avait complètement abandonné le basketball.

Après avoir été sélectionnée au deuxième rang de la séance de repêchage de la WNBA en 2013 par le Sky, Delle Donne n’a cessé d’impressionner par le brio de son jeu.

À sa première année chez les professionnelles, EDD a été nommé la recrue de l’année et a permis au Sky de participer aux séries éliminatoires pour la première fois de son histoire.

Performance hors du commun

Cette année, l’ailière de 6 pi 5 po, qui peut jouer également comme garde, a redéfini les standards d’excellence de la WNBA. Sa moyenne de points marqués par matchs (23,4) est la cinquième performance de l’histoire de la WNBA.

Surnommée la «Dirk Nowitzki féminine», EDD est autant une menace offensive que défensive (8,4 rebonds et 2,06 blocs par match en moyenne).

Du rêve au cauchemar

À la ligne des lancers francs, l’athlète de 26 ans a établi un record de la WNBA avec un taux d’efficacité de 95 % cette saison. En trois saisons chez les pros, elle n’a raté que 29 lancers en 477 tentatives, du jamais-vu.

Dès qu’elle a mis les pieds sur un court de basket, EDD a toujours excellé. Elle a commencé à recevoir des lettres d’invitation des plus prestigieux programmes de basketball universitaires américains alors qu’elle n’avait que 13 ans!

Au terme de ses années de secondaire, l’adolescente native du Delaware était l’athlète la plus convoitée aux États-Unis. Elle avait d’ailleurs choisi de se joindre aux Huskies de l’Université du Connecticut, l’un des meilleurs programmes de basket féminin américain.

Mais 48 heures après son arrivée sur le campus, la jeune femme, qui avait 18 ans à l’époque, est retournée chez elle en pleurs et a annoncé qu’elle renonçait à sa bourse d’études et qu’elle mettait fin à sa carrière de basketteuse. Elle avait alors confié qu’elle souffrait d’un épuisement professionnel.

Sa sœur, son inspiration

Après son départ précipité de UConn, EDD a réalisé qu’elle ne pouvait pas vivre éloignée de sa sœur aînée Lizzie, née aveugle, sourde et atteinte de paralysie cérébrale et d’autisme.

Elle s’est donc inscrite à l’Université du Delaware et a décidé de jouer au volleyball. Mais à sa deuxième année, le désir de jouer au basket à nouveau a refait surface.

C’est également à ce moment qu’elle a appris qu’elle souffrait de la maladie de Lyme, qui entraîne chez les personnes qui en sont atteintes une grande fatigue et des raideurs musculaires.

Malgré cette infection grave et ses symptômes débilitants, EDD a connu énormément de succès avec les Blue Hens de l’Université du Delaware, ce qui lui a valu d’être repêchée par le Sky en 2013.

«Lizzie ne m’a jamais dit un mot, mais elle m’a enseigné une importante leçon de vie. Les mots sont importants, mais les actions le sont encore beaucoup plus. Mon chez-soi est avec elle», a-t-elle écrit en août dernier sur le site Players’ Tribune.

EDD a d’ailleurs mis sur pied une fondation afin de venir en aide aux personnes handicapées et celles aux prises avec la maladie de Lyme. Depuis 2014, elle est également l’ambassadrice des Olympiques spéciaux.