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Informatique = construction ?

UPAC
Photo les archives, Agence QMI

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Est-ce que les problèmes dans les gestions des projets informatiques ressemblent à ceux du milieu de la construction ?

 

J’ai comparé le rapport « Duchesneau» de l’Unité anticollision de 2011 au ministère des Transports pour la construction routière avec le rapport de cette semaine concernant les contrats informatiques. À vous de juger :

 

Les budgets :

 

Informatique 

2012 : 2,6 milliards $

2015 : 3,5 milliards $

 

Construction routière

2009 : 2,7 milliard $

2011 : 3,9 milliard $

 

Concurrence

UPAC Construction 2011 :

 

« Les contrats sont très souvent octroyés aux mêmes». Comme objectif, l’UPAC souligne l’importance d«’accroitre la concurrence»

 

UPAC Informatique 2015 :

 

«La majorité des contrats en informatique au Québec sont répartis entre quelques firmes seulement». Comme objectif, l’UPAC souligne l’important de «favoriser la concurrence».

 

Perte d'expertise

UPAC Construction 2011

 

« Alors que le volume et la valeur de ses travaux d’infrastructure sont en forte hausse, le ministère est en effet appelé à confier toujours davantage (...) à des firmes privées».

«C’est ainsi qu’on déplore une perte d’expertise»

«Ainsi, pendant que les firmes se développent une expertise inestimable, le ministère perd inexorablement la sienne».

«Tout se passe comme si le ministère avait pour ainsi dire autorisé un transfert de compétence vers le secteur privé, sans toutefois conserver suffisamment d’expertise pour gérer adéquatement son réseau. Il se retrouve avec des employés très peu sensibilisés pour détecter notamment des signes de collusion ;il est dès lors plus difficile au ministère d’en contrer les manœuvres».

« Actuellement, le ministère possède très peu d’estimateurs qualifiés qui connaissent à fond le fonctionnement d’un chantier, qui peuvent applique adéquatement la réglementation en vigueur et qui sont en mesure de détecter les situations potentiellement problématiques»

 

UPAC Informatique 2015

« (...) les gestionnaires n’ont pas toujours les connaissances requises pour gérer les changements technologiques qui s’opèrent dans leurs ministères et organismes. Il est en résulte que les véritables gestionnaires de projets, possédant parfois même un rôle décisionnel, sont les représentants des firmes informatiques. Sans présumer d’intentions malveillantes, le Commissaire considère comme inacceptable que des consultants (informatique) influencent indument des gestionnaires peu connaisseurs»

« Bien qu’elle soit intéressée aux contrats informatiques, la Direction de l’évaluation (Secrétariat du Conseil du trésor) ne dispose pas d’expertise dans ce domaine. Une telle expertise lui permettrait de repérer plus facilement les actes dérogatoires et les pertes pécuniaires».

«Le Commissaire a constaté que cette proximité (avec les consultants des firmes privées) n’est pas encadrée et qu’elle expose les ministères et organismes à une vulnérabilité accrue aux crimes»

 

Extras

UPAC Construction 2011

«Certains entrepreneurs obtiennent des contrats sous la limite inférieure possible prescrite par le ministère après quoi ils ne ratent pas une occasion de demander des extras et des avenants».

 

UPAC Informatique 2015

«Un des stratagèmes utilisés par ces firmes consiste à soumissionner largement sous l’évaluation (d’un ministère) afin d’obtenir le contrat. Puisque l’analyse et la description des besoins sont souvent déficientes, cela laisse beaucoup de place aux demandes de changement et à l’imagination débordante des firmes. Dès lors, on assiste à une explosion des prix.»

 

Imputabilité des firmes privées

UPAC Construction 2011

« Certaines firmes de génie-conseil manquent d’exactitude et d’imputabilité».

« Le MTQ a trop materné les firmes d’ingénieurs-conseils, et cela a engendré un manque d’imputabilité. Il est souhaitable qu’un jour, le MTQ soit en mesure de donner un mandat à une firme et que celle-ci soit imputable de l’ensemble de sa gestion et en assume la responsabilité»

 

UPAC Informatique 2015

«Le Commissaire a constaté que certains lobbys du domaine informatique tentent d’influencer le gouvernement pour qu’il modifie ses clauses contractuelles afin que leur responsabilité soit limitée [...] Le Commissaire est fortement opposé à toute concession sur ce sujet. Il est fortement d’avis que les fournisseurs devraient assumer pleinement les risques associés à leurs produits ou à leurs services»

« Le non-respect du plan de délégation des pouvoirs en matière de signature de contrats, la réticence des gestionnaires à appliquer les clauses contractuelles sanctionnant les retards et la mauvaise évaluation des besoins constituent quelques exemples de problèmes rencontrés».