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D’importantes pertes liées aux voyages scolaires

Le mouvement de grève des profs fait mal à l’industrie

VOY-VILLAGE QUEBECOIS D'ANTAN-ENQUETE
PHOTO COURTOISIE, VILLAGE QUÉBÉCOIS D'ANTAN Le Village québécois d’antan à Drummondville a vu le nombre d’élèves visiteurs chuter de 68 % en septembre.

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Le mouvement de grève chez les enseignants cet automne fait mal à l’industrie des voyages scolaires, qui n’a pas connu un mois de septembre habituel.

Plusieurs organisations de l’industrie en témoignent: le téléphone ne sonne pas, alors que plusieurs syndicats d’enseignants incitent leurs membres à boycotter les sorties parascolaires.

«On devra se priver de la visite d’au moins 2000 élèves d’ici décembre.» – Valérie Bourgeois, Musée Boréalis (Trois-Rivières)

À Québec, à l’agence Omnitour, qui prend des réservations pour les voyages de fin d’année, les demandes en provenance d’écoles ont chuté d’environ de moitié, pour le mois qui se termine.

«Ça coupe, ça coupe! Les demandes ne sont pas là», a affirmé à TVA Nouvelles Jacques Morissette, président de l’agence.

Lieux privilégiés pour les sorties éducatives, le Village Québécois d’Antan à Drummondville et le Centre d’histoire de l’industrie papetière Boréalis à Trois-Rivières sont aussi touchés de plein fouet.

Si le Village a vu le nombre d’élèves visiteurs chuter de 68 % en septembre, c’est le calme plat au musée Boréalis, qui n’a accueilli aucun groupe. Et si le conflit perdure, la direction croit que le musée devra se priver de la visite d’au moins 2000 élèves d’ici décembre.

Pertes de revenus

Des dizaines d’autres organismes doivent gérer des pertes de revenus, sans compter les compagnies de transport par autobus et leurs employés, dont les chauffeurs d’autobus qui n’arrivent pas à faire toutes les heures prévues.

«Il y a un ralentissement. Je dirais que c'est de l'ordre de 40 à 50%.» – Jacques Morrissette, Agence Omnitour (Québec)

À Québec, le ministre de l’Éducation, François Blais, se dit sensible à la situation.

«On espère un règlement bientôt au bénéfice des parents, des enfants, mais aussi des organisations qui viennent en appui à la mission scolaire. On est très sensibles à ceux qui sont touchés comme les autres par des moyens de pression et on espère qu’il va y avoir une solution très bientôt.»

Lors d’une grève précédente, en 2006, les enseignants avaient fini par décréter un boycott général des sorties scolaires.

Plusieurs entreprises ou organismes avaient dû mettre à pied des employés. Ils espèrent que ce ne sera pas de nouveau le cas cette année.

 

 

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