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Que feriez-vous pour survivre?

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Imaginez le scénario: dans une base sous-marine, la radio est hors service. Les vivres se font rares. Quelque chose d’affreux a décimé tous les membres de l’habitat submergé. De bizarres de machines semblent vivantes! Que s’est-il passé à l’intérieur des murs de PATHOS-ll? Nous devons fouiller, chercher et comprendre pourquoi nous sommes cent lieues sous les mers, confrontés à ce constant danger. S’agit-il d’humains? De robots? Une chose est certaine: notre survie ne dépend que de nous seuls! Sans armes et démunis, nous devrons percer le mystère de Soma.

Cette licence est issue de l’imaginaire de Frictional Games, un petit studio suédois composé de 14 artisans, les mêmes qui nous ont offert Amnesia: The Dark Descent, ce jeu d’épouvante paru en 2011. Un titre dont la prémisse m’avait beaucoup plu à l’époque. SOMA gravite sensiblement dans un univers bien connu par ses créateurs. Un titre difficile à décrire sans vous dévoiler le punch de l’intrigue. Je déteste les ­divulgâcheurs!

Notre aventure débute sur une citation de Philip K. Dick, le regretté auteur de science-­fiction: «La réalité, c’est ce qui ne disparaît pas quand on arrête d’y croire.» Son œuvre a d’ailleurs inspiré plusieurs films de science-fiction, dont Blade Runner (1982) et Total Recall (1990).

Le jeu Soma nous place dans les bottes d’un gars normal, Simon Jarrett, un Canadien de Toronto. Un type qui, après un accident de voiture, doit aller passer une résonance magnétique dans un cabinet privé. Il s’installe dans l’appareil et se réveille sous la mer, dans cet environnement étrange, peuplé par des robots. Sans armes ni formation de survie. Il doit démystifier ce qui lui arrive tout en restant vivant! Soma brise les conventions établies pour ce genre de jeu. Son rythme détonne. Il faut prendre son temps. Au lieu de miser sur les clichés habituels, Soma propose une tension soutenue.

Tension et défis

Vous remarquerez, surtout en début de partie, que le jeu des acteurs manque un peu de conviction. Les budgets pour engager des professionnels n’étaient probablement pas disponibles. Mais c’est un détail. Le stress vécu tout au long de notre aventure demeure constant. Malheureusement, celui-ci s’estompe lorsque nous quittons notre enclave étanche pour aller explorer le fond de la mer. Honnêtement, je me suis égaré, ne sachant pas trop ce que je devais faire. Par hasard, je l’admets, j’ai retrouvé mon chemin. Ce faux pas de design de niveau vient nous sortir de l’immersion jusque-là très intense.

Les créatures offrent une belle variété de défis. L’observation de leur comportement est obligatoire. Certaines, aveugles, ont une ouïe hypersensible. Il faut donc faire gaffe où l’on met les pieds! De plus, le sol est jonché de toutes sortes d’objets bruyants. Trop de tintamarre et c’est la fin! Nous avons deux chances: si nous sommes détectés une première fois, le monstre nous assomme. La deuxième: il nous élimine! Heureusement, les points de sauvegarde pardonnent.

Soma coûte moins de 35 $. Un titre bien écrit, pas parfait, mais qui défie les conventions habituelles au genre. Un jeu qui questionne notre relation d’humain vis-à-vis de l’intelligence artificielle. Nous aurons des choix moraux difficiles à faire. Ferons-nous les bons? Soma propose une approche audacieuse où tuer n’est pas la seule solution.

 

Soma

Photo courtoisie
  • Développeurs: Frictional Games
  • Genre : Horreur-Survie
  • Plateformes : PC et PS4
  • Classement : M

Cote du Grand Talbot: 8/10