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Se battre pour deux minutes de gloire

Des combats chronométrés entre adolescents à l’école inquiètent les autorités

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Un «combat chronométré» ayant opposé mardi un étudiant de l’école secondaire Gérard-Filion à un autre adolescent inquiète les policiers.

Le combat entre les deux adolescents de 13 ans avait été planifié et annoncé aux autres étudiants de l’école. La bataille de style arts martiaux mixtes s’est déroulée pendant l’heure du dîner près de la cour de l’école. Un étudiant chronométrait et les combattants avaient deux minutes pour remporter la bataille.

Un policier appelé sur place est intervenu pour séparer les adversaires qui avaient commencé à se battre. L’un des combattants a refusé d’interrompre le combat et s’est montré agressif. L’agent a immédiatement appelé des renforts pour maîtriser l’adolescent.

Plusieurs étudiants se sont alors mis à insulter les policiers. Des enseignants sont également intervenus pour tenter de calmer les adolescents. Pendant plus de cinq minutes, les policiers ont tenté de contrôler l’adolescent alors que de nombreux jeunes les insultaient.

Pour l’agent Mark David, du service des communications, ce phénomène semble nouveau. «Lors de l’arrestation, on a appris que ces jeunes-là faisaient partie d’un genre de phénomène qu’on appelle “combats chronométrés”. Imaginez qu’un des deux se fasse crever un œil pour deux minutes de combat.»

Phénomène naissant ou cas isolé ?

Les policiers ne peuvent dire s’il s’agit ou non d’un événement isolé, mais ils prennent la chose très au sérieux. Ils ont fait des vérifications auprès des autres écoles secondaires de Longueuil et nulle part les directions d’école n’ont indiqué être au courant du phénomène. Plusieurs policiers supplémentaires patrouilleront près des écoles secondaires de Longueuil.

La direction de l’école Gérard-Filion refuse de commenter et la Commission scolaire Marie-Victorin dit n’avoir constaté aucun cas de combats chronométrés près de ses établissements.

Dans un courriel, elle écrit cependant que «si les écoles ou la commission scolaire ont des indices que ce type d’événement pourrait se produire, il y aura immédiatement des actions et interventions».

L’adolescent arrêté a été remis à ses parents et fait face à des accusations d’entrave au travail des policiers.

 

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