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Il filmait ses collègues de travail aux toilettes

En février dernier, Marc-Antoine D’Astous a admis avoir tenté de voir ses collègues de travail en petite tenue dans un resto de Charny
En février dernier, Marc-Antoine D’Astous a admis avoir tenté de voir ses collègues de travail en petite tenue dans un resto de Charny

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Un jeune homme de 20 ans qui avait installé une caméra numérique dans la salle de bain des employés du Burger King de Saint-Jean-Chrysostome a plaidé coupable mercredi à une accusation de voyeurisme.

Marc-Antoine D’Astous semblait plutôt mal à l’aise mercredi, lorsque la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Rachel Gagnon, a rappelé les faits entourant cette affaire.

Entre les 1er et 13 février dernier, D’Astous a admis avoir tenté de voir ses collègues de travail en petite tenue ou carrément dénudées.

Pour y parvenir, il avait installé une caméra numérique dans le plafond de la salle de bain qui sert autant aux employés masculins que féminins.

Sans qu’il en donne la raison, il s’est toutefois trahi auprès d’une employée de l’endroit, lorsqu’il a attiré son attention sur des trous qui se trouvaient dans la salle de bain.

«Lorsque l’employée est allée voir ce qui s’était passé dans la salle des toilettes, son regard a été attiré par une tuile au plafond qui avait été déplacée», a expliqué Me Gagnon. C’est à cet endroit que l’employée a trouvé la caméra qui appartenait à D’Astous.

«Avec l’aide d’une autre employée, la dame a regardé les images qui avaient été captées et c’est là qu’elle a vu l’accusé se faire filmer en train de manipuler la caméra», a précisé la procureure.

Selon l’avocate de l’accusé, aucune vidéo n’aurait été conservée par son client. Cependant, aucune perquisition n’a été effectuée dans l’ordinateur du jeune homme qui a sévi pendant deux semaines.

Comme il travaille maintenant à temps partiel dans un A&W, D’Astous devra effectuer 75 heures de travaux communautaires pour payer sa dette à la société.

Il sera également sous probation pour une période de deux ans et il devra respecter un suivi probatoire de 12 mois.

Devant le juge Jean-Louis Lemay, le jeune homme s’est également engagé à suivre toute thérapie qui pourrait l’aider.