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Journée de grève prévue le 27 octobre pour les profs de Québec

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Selon un scénario qui circule au front commun syndical, les enseignants de la région de Québec et de l’est de la province seront en grève le mardi 27 octobre, a appris Le Journal.

Les enseignants des commissions scolaires de la Capitale-Nationale, de Chaudières-Appalaches, du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord déserteront leur classe afin de protester contre la lenteur des négociations avec Québec.

Ce scénario, qui devrait être officiellement annoncé vendredi, est toutefois conditionnel au déroulement des discussions aux tables de négociations. Il s’inscrit dans le cadre des six journées de grève rotatives approuvées par les syndicats membres du front commun syndical.

Les enseignants de Québec, affiliés à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) pourraient ainsi être en grève en même temps que certains de leur collègues de la Fédération autonome de l’enseignement, qui a annoncé jeudi trois journées de grève tournantes dans la région de Montréal et de l’Outaouais les 26, 27 et 28 octobre.

De son côté, le Syndicat de l’enseignement de la région de Québec ne confirme pas ce scénario, sans toutefois nier qu’il est sur la table. Les journées de grève ne sont «pas un objectif, mais bien un moyen», précise son président, Denis Simard.

«Oui, ça peut être dérangeant pour les parents, mais ce ne sont pas les profs qui prennent les enfants en otage, c’est le gouvernement. Qu’est-ce qui est le plus dérangeant? Un manque de services pour les élèves ou une journée de grève? Les parents sont de plus en plus conscients qu’il faut réinvestir en éducation.»

Écoles ouvertes ou fermées?

Plusieurs commissions scolaires de la région n’ont pas encore décidé si les services de garde de leurs écoles seront ouverts ou fermées lors des journées annoncées de grève.

Seule la commission scolaire des Navigateurs, sur la Rive-Sud, a fait savoir hier que toutes ses écoles seront fermées.

La commission scolaire évoque le manque de personnel dans les services de garde pour faire face à un nombre plus élevé d’élèves qu’à l’habitude de même que «l’historique de situation semblables qui nous enseigne que les membres des divers syndicats ne franchissent pas les lignes de piquetage de leurs collègues d’un autre syndicat».

«Les situations chaotiques qui risqueraient d’en résulter pourraient mettre la sécurité des enfants en danger il ne s’agit pas d’un risque à prendre», affirme la porte-parole de la commission scolaire, Louise Boisvert, par courriel.

Au cabinet du ministre de l’Éducation, François Blais, on refuse de commenter la situation tout en précisant que les discussions doivent se poursuivre à la table de négociation.