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Un informaticien arrêté par l’UPAC en liberté

El Khayat a été accusé à trois reprises

Mohamed El Khayat
Photo courtoisie Mohamed El Khayat

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Accusé de fraude et de complot à deux reprises puis accusé d’avoir fabriqué des documents pour sa défense devant les tribunaux, Mohamed El Khayat a été remis en liberté vendredi.

Accusé de fraude et de complot à deux reprises puis accusé d’avoir fabriqué des documents pour sa défense devant les tribunaux, Mohamed El Khayat a été remis en liberté vendredi.

Arrêté trois fois par l’UPAC, l’informaticien réputé de Québec et cofondateur de la firme EBR était devant le juge vendredi pour son enquête sur remise en liberté.

La kyrielle d’accusations criminelles contre lui complexifie sa situation.

En juin 2014, Mohamed El Khayat a d’abord été arrêté conjointement avec Abdelaziz Younsi, patron de l’informatique du ministère de la Sécurité publique, dont l’UPAC relève.

Mais il a été remis en liberté en attente de son procès.

Puis, en mars 2015, El Khayat a été arrêté, avec huit autres personnes, relativement au processus d’octroi d’un contrat de 24 M$ par Revenu Québec.

Ils sont soupçonnés d’avoir participé à un stratagème de fraude pour ce contrat qui n’a finalement jamais été octroyé.

Mais El Khayat a été remis en liberté en attente de son autre procès.

Documents contrefaits

Il était donc en liberté et en attente de deux procès. Mais voilà que l’UPAC l’a de nouveau arrêté jeudi, cette fois pour avoir «fabriqué et [...] utilisé des documents contrefaits dans le cadre de sa défense» pour ces procès.

El Khayat était donc devant la cour vendredi pour savoir s’il recouvrerait sa liberté dans l’attente de ce troisième procès.

Encore une fois, le tribunal a décidé qu’il resterait en liberté. L’accusé n’a aucun antécédent judiciaire.

Menotté et détenu depuis jeudi, El Khayat a stoïquement écouté le verdict.

Conditions à 150 000 $

Le juge lui a tout de même imposé des conditions importantes. Il doit s’engager à déposer la somme 50 000 $, qui sera saisie si l’accusé ne respecte pas ses conditions de remise en liberté. Le tribunal lui a aussi demandé 100 000 $ de plus en garantie, sans dépôt.

L’État pourrait donc saisir 150 000 $ si El Khayat ne respecte pas ses conditions. On lui a aussi demandé de remettre son passeport aux autorités.

El Khayat reviendra devant la cour à la fin novembre pour son premier procès, prévu pour durer deux mois.

Il a cofondé la firme EBR, qui a fermé ses portes en mai dernier. L’entreprise de Québec ne s’est jamais remise des frappes de l’UPAC contre son codirigeant. Pourtant, la firme qui a décroché 130 contrats avec Québec depuis 2009 et faisait un chiffre d’affaires de 50 M$ a été sacrée entreprise de l’année par la Chambre de commerce de Québec en 2014. Quelques mois plus tard, la firme agonisait.

 

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