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Divisés par la poussière rouge

Le Port de Québec est un «bon citoyen corporatif», selon le candidat conservateur dans Beauport-Limoilou

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Le candidat conservateur Alupa Clarke estime que le Port de Québec est un «bon citoyen corporatif», mais son point de vue est loin d’être partagé par ses adversaires dans Beauport–Limoilou, pour qui la poussière rouge demeure un enjeu.

Le candidat conservateur dans Beauport–Limoilou ne fait pas dans la tendresse vis-à-vis de son adversaire néo-démocrate Raymond Côté.

M. Clarke, qui frappe à une centaine de portes par jour depuis le printemps dernier, affirme que les représentants d’organismes communautaires et de charité sont unanimes: M. Côté, «on ne l’a vu nulle part» au cours des quatre dernières années.

«J’ai toujours été très déçu de l’approche de Raymond Côté sur les poussières rouges», relate aussi M. Clarke. Il reproche au député sortant du NPD de s’être toujours fait trop «alarmiste» dans ce dossier, et ce, à des fins partisanes.

Pour preuve: la Direction de la santé publique a récemment signalé que le taux de nickel présent dans les environs n’avait rien de dangereux, a fait valoir M. Clarke. Pour le candidat du parti de Stephen Harper, le dossier des poussières rouges semble appartenir au passé et le problème être tout simplement réglé.

Plus de transparence réclamée

Pour le député sortant, il importe de continuer à faire le portrait des poussières rouges. «C’est ça le drame, dans ce dossier-là: il n’y a aucune transparence dans la transmission des données», relate Raymond Côté.

Il importe, et d’autant plus avec le projet d’agrandissement du port à Beauport, de «rétablir le cadre légal de protection de l’environnement» et de «forcer le Port de Québec à faire face à ses obligations», croit M. Côté.

Quant aux attaques de son adversaire conservateur, «c’est certain que je n’ai peut-être pas couru les cocktails autant que certains députés peuvent le faire», reconnaît le néo-démocrate. En revanche, il assure avoir été très présent auprès des différents organismes du comté.

Plus de capteurs

Le candidat libéral Antoine Bujold croit qu’il faut tâcher «d’exploiter au maximum» tout le potentiel du Port de Québec. «J’appuie le projet d’agrandissement du Port de Québec», souligne M. Bujold.

Le candidat libéral propose tout de même d’installer davantage de capteurs de poussières et il veut s’assurer que le port se comporte en bon voisin avec les citoyens.

Changer les lois

M. Bujold, s’il est élu député, promet de jouer le rôle de partenaire dans ce dossier, autant pour le port que pour les citoyens.

«On ne peut pas tolérer les poussières de métaux dans nos quartiers», affirme de son côté le candidat du Bloc québécois, Doni Berberi. Ce dernier propose de changer les lois afin de soumettre le port aux lois québécoises d’abord et avant tout.

Albanais d’origine ayant immigré au Québec en 1998, M. Berberi s’engage notamment à travailler à favoriser la réunification des familles d’immigrants, très nombreuses dans le comté.

Selon lui, toutefois, le sujet dont tout le monde lui parle, «c’est vraiment le niqab», a-t-il constaté.

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