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Faux départ des Penguins

« Quand tu fais face à de l’adversité, tu cherches à rebondir rapidement » - Sidney Crosby

Sidney Crosby
Photo AFP Sidney CrosbyMalgré le lent départ des siens, le capitaine des Penguins Sidney Crosby reste calme.

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PITTSBURGH | Le chroniqueur Dave Molinari du Pittsburgh Post-Gazette a illustré de façon sarcastique le mauvais début de saison des Penguins: «Phil Kessel se destine vers une saison de 41 buts, tout comme son équipe.»

À l’inverse du Canadien, qui a remporté ses trois premiers matchs sur des patinoires adverses, les Penguins ont connu un horrible voyage au Texas et en Arizona. La bande à Sidney Crosby et Evgeni Malkin a perdu 3 à 0 contre les Stars jeudi à Dallas et 2 à 1 contre les Coyotes samedi à Glendale.

Après deux matchs, les Penguins n’ont marqué qu’un seul but, œuvre de Kessel, et ils n’ont toujours pas goûté à la victoire. Pour ajouter un peu d’huile sur le feu, Crosby n’a pas obtenu de tir à ses deux premières rencontres et les Penguins n’ont pas touché la cible en sept occasions en supériorité numérique.

Phil Kessel
Photo AFP
Phil Kessel

À la veille de la visite du CH au CONSOL Energy, Mike Johnston a fait suer ses joueurs pendant plus d’une heure, multipliant les exercices à un rythme très élevés.

«Quand tu fais face à l’adversité, tu cherches à rebondir rapidement, a rappelé Crosby à sa sortie de la glace. Nous jouerons notre premier match devant nos partisans à Pittsburgh et nous voulons démarrer notre saison à domicile du bon pied. Il faut oublier nos deux premiers matchs.»

Le calme de Crosby

En bon capitaine, Crosby a cherché à relativiser le faux départ de son équipe.

«C’est ça, le hockey, ça arrive parfois, a affirmé le numéro 87. Mais, quand tu analyses nos deux premières rencon­tres, nous avons profité de très bonnes chances. Nous avons affronté deux bons gardiens (Antti Niemi et Mike Smith) et nous avons frappé quelques poteaux. Nous devrons trouver un moyen de marquer plus de buts, il n’y a pas de doute.»

À quelques pas seulement de Crosby, dans le vestiaire des Penguins, David Perron a tenu un discours très similaire.

«C’est bizarre à dire, mais ça arrive dans une saison, a souligné l’ancien des Oilers et des Blues. Quand tu le fais dès les deux premiers matchs de la saison, tu en entends plus parler. Mais, en même temps, c’est un bon réveil pour notre équipe. Il faut travailler plus fort.»

«Cet été, mes amis me disaient souvent que nous étions pour marquer cinq buts par rencontre, mais ça ne marche pas de cette façon, a-t-il renchéri. On a des leçons à tirer lors d’une saison et on a déjà eu notre première. Il faut rebondir rapidement puisque nous voulons figurer parmi les meilleures équipes dans l’Est.»

Une puissance ?

Pour cette troisième rencontre de la saison, Perron jouera aux côtés d’Evgeni Malkin et de Patric Hornqvist. Crosby, quant à lui, restera au centre de Chris Kunitz et de Kessel. Nick Bonino, Sergeï Plotnikov et Beau Bennett compléteront le troisième trio. Sur le papier, les Penguins ont une multitude de ressources.

Aux yeux de Perron, ils ont l’équipe pour faire des ravages cette année.

«Oui, nous avons le sentiment que nous pouvons être une puissance de la LNH, a-t-il dit. Vous allez le voir contre le Canadien. Quand Gino et Sid ont la rondelle sur leur palette, il y a un feeling différent. Je crois qu’il y a juste Patrick Kane qui peut générer la même sensation. On dirait que les rivaux ont tendance à les regarder jouer et ça peut ouvrir des trous. Il y a du talent au sein de cette équipe, il faut juste mieux l’exploiter.»