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Pour qui voter?

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Il y a des chances que les Québécois se retrouvent partagés entre quatre partis lundi, après un choix souvent frustrant, plus que les fois précédentes. On a rarement vu autant d’électeurs embarrassés, ne sachant pas trop pour qui voter quelques jours avant l’élection.

Il y a des chances que les Québécois se retrouvent partagés entre quatre partis lundi, après un choix souvent frustrant, plus que les fois précédentes. On a rarement vu autant d’électeurs embarrassés, ne sachant pas trop pour qui voter quelques jours avant l’élection.

Je me garderai de vous dire pour qui le faire précisément, mais permettez-moi de vous rappeler le large éventail de possibilités qui sont les vôtres.

Les indécis

Il n’y a rien de mal tout d’abord à se décider à la fin, comme certains le font dans l’isoloir même, obligés de prendre une décision sous la pression de l’électeur suivant attendant son tour. Quant à moi, je préfère cela aux pressés compulsifs, qui ne sont même pas capables d’attendre la fin de la campagne pour voter par anticipation sans raison sérieuse.

Ce sont souvent les indécis qui décident du résultat d’une élection, en plus de faire mentir des sondages particulièrement contradictoires cette fois-ci.

Ce sont souvent les indécis qui décident du résultat d’une élection, en plus de faire mentir des sondages particulièrement contradictoires cette fois-ci.

Il y a les chanceux qui voteront par conviction, avec la satisfaction d’avoir agi selon leur conscience. Tous les votes sont comptés, les pourcentages recueillis par les partis affectant leur légitimité politique.

Cela sera peut-être le cas cette élection-ci, où on ne peut exclure une victoire conservatrice en sièges, avec plus de suffrages pour les libéraux. Cela augmenterait les chances de succès d’une tentative PLC-NPD de tasser les conservateurs.

Dans les comtés où cela peut faire une différence, il peut être tentant de voter stratégiquement, à condition de ne pas se tromper dans ses supputations. Par exemple, des anti-Harper abandonnant les néo-démocrates pour des libéraux mieux placés nationalement pour battre les conservateurs, pourront faire passer ces derniers dans les comtés où la lutte se fait entre NPD et le PC!

Choix imparfait

De façon bien compréhensible, plusieurs se détermineront en fonction des chefs, tenant compte de leur importance primordiale dans notre système politique.

Par ailleurs, ceux qui arrêteront leur choix à partir des programmes des partis doivent savoir que, par définition, un programme n’est jamais complètement mis en œuvre. Certains de ses éléments seront même parfois reniés, à juste titre ou non.

Juridiquement, on votera pour un homme ou une femme, des individus souvent courageux qui auront le droit de quitter leur parti sans avoir à se représenter devant les électeurs.

Voter pour l’individu peut être particulièrement avisé cette élection-ci, les Québécois ayant intérêt à être représentés par des gens talentueux s’ils partagent leurs votes entre plusieurs partis.

La politique n’étant pas une religion, on n’a pas à être d’accord avec tout ce que défend un parti pour voter pour lui. La politique n’étant pas un séminaire à l’UQAM non plus, l’Électeur souverain n’a pas à justifier les raisons de son choix.

Vous pouvez même ne pas voter, le taux de participation étant lui aussi comptabilisé. Mais attention! Vous perdez alors le droit de vous plaindre jusqu’à l’élection suivante.

Et si, malgré tout, vous hésitez encore... Coudon! Prenez un 25 cents, faites une prière aux dieux souterrains qui nous gouvernent et tirez à pile ou face. Vous reconnaîtrez à votre façon qu’en politique comme dans la vie, le hasard joue un rôle plus grand qu’on ne veut bien l’admettre.

 

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