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Il n'y a eu aucun mot d'ordre pour annuler la fête d'Halloween dans les écoles, assure le syndicat

Il n'y a eu aucun mot d'ordre pour annuler la fête d'Halloween dans les écoles, assure le syndicat
SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC

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Des enfants de plusieurs écoles de la région de Québec et d’ailleurs en province seront privés de fêter l’Halloween en classe et ne pourront se déguiser, le vendredi 30 octobre, résultat des moyens de pression des enseignants.

Le Journal révélait jeudi matin que les enfants de l’école primaire de La Chanterelle, à Val-Bélair, ne fêteraient pas l’Halloween cette année. Un mémo transmis aux parents par l’établissement scolaire mentionne qu’«en raison du contexte actuel de négociation, nous devons vous informer que la fête de l’Halloween ne sera pas soulignée à l’école le vendredi 30 octobre. Donc, il n’y aura pas de déguisements acceptés en classe».

En avant-midi, de nombreux parents d’élèves d’autres écoles de la région de Québec ont inondé les tribunes téléphoniques des radios, confirmant que la même situation prévaudrait dans leur établissement scolaire la veille de l’Halloween.

Joint en début de matinée par Le Journal, le président du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (CSQ), Denis Simard, a assuré que le syndicat n’a transmis aucun mot d’ordre aux enseignants.

«Il n’y a pas de lien entre les négociations pis l’Halloween, ben voyons donc. Je sais pas pourquoi la direction, qui a écrit ça [le mémo], fait un lien avec la négo. L’Halloween n’est pas ciblée [comme moyen de pression]», a pesté M. Simard.

Pour sa part, la commission scolaire de la Capitale persiste et signe dans un communiqué publié sur l’heure du midi. «La commission scolaire déplore cette situation et précise que celle-ci est occasionnée par les moyens de pression des enseignants», écrit la commission scolaire.

Sa présidente, Manon Robitaille, qui indique qu’il n’y a pas nécessairement eu un mot d’ordre syndical, espère que les enseignants concernés reviendront sur leur décision.

«Au niveau local, il y a peut-être des initiatives, mais il faudra rajuster le tir si c’est une décision qui vient de l’interne. Je ne vois pas en quoi ça peut faire avancer les négociations», a-t-elle affirmé.

Parce que c’est le samedi

Denis Simard a avancé que la décision prise à l’école de La Chanterelle pourrait reposer sur le fait que l’Halloween ait lieu un samedi cette année.

«Il n’y a pas d’obligation de fêter l’Halloween à l’école, a-t-il affirmé. Je vous confirme qu’il y a des écoles où l’Halloween va être fêtée. Maintenant, il y a des décisions qui se prennent dans les milieux compte tenu que la fête est le samedi. Ils [les enfants] fêteront ça avec leurs parents», a lâché le président, rappelant qu’il «n’est pas écrit dans les conventions collectives des profs de fêter l’Halloween». «On est là pour enseigner.»

Denis Simard déplore que cette controverse qui fait énormément réagir jeudi éclipse, selon lui, le vrai débat.

«On peut-tu parler d’éducation? Y aiment ben ça nous basher (les directions), mais là on parle pas d’éducation, de coupures... Y’a un sacré problème!», dénonce le président, qui représente plus de 5000 enseignants des écoles des commissions scolaires de la Capitale et des Premières-Seigneuries.


« Il n’y a aucune annulation de l’Halloween dans nos écoles pour le moment. Il y a peut-être des professeurs qui ne se déguiseront tout simplement pas, mais en aucun temps ils n’empêcheraient les enfants de le faire.» - Alain Vézina, conseiller en communication, commission scolaire des Découvreurs

« Je pense qu’il y a aussi moyen d’expliquer aux enfants ce qui est en train de se passer, il y a peut-être un message pédagogique qui sera fait, les enfants je pense sont en mesure de comprendre. Les parents on a aussi un rôle à faire à la maison, peut-être qu’on peut prendre le relai à la maison et dire on va le faire l’Halloween à la maison. À mon avis, ce n’est pas si grave que ça. » - Alain Fortier, président de la commission scolaire des Découvreurs

« Chaque milieu fait ce qu’il a à faire, ce sont des initiatives personnelles. On n’a eu aucune information [comme quoi l’Halloween était boycottée] par les enseignants de notre syndicat et ce n’est pas notre mot d’ordre. Notre mot d’ordre, [c’est qu’] on ne boycotte pas l’Halloween si on respecte les tâches des enseignants. » - Jocelyn Noël, président du Syndicat de l’enseignement des Deux-Rives (représentant les enseignants des commissions scolaires des Découvreurs et des Navigateurs)

« On n’est pas au courant de ça [dans nos écoles]. Je vais me limiter à dire que c’est décevant pour les élèves. » - Jean-François Parent, directeur des communications de la commission scolaire des Premières-Seigneuries

 

- Avec la collaboration de Daphnée Dion-Viens

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